Séries de la LNH: les buts se font rares

La moyenne de 4,88 buts par rencontre lors... (Photo Frank Franklin II, AP)

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La moyenne de 4,88 buts par rencontre lors des deux premières rondes éliminatoires est la plus basse depuis les séries de 2012 (4,84).

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Associated Press

Il y a eu beaucoup de suspense dans les séries de la Ligue nationale de hockey. Mais pas beaucoup de buts.

Plus de la moitié des matchs des deux premières rondes éliminatoires ont été décidés par un but et 15 d'entre eux ont nécessité de la prolongation. Plus d'un duel sur quatre s'est soldé par la marque de 2-1 et la moyenne de 4,88 buts par rencontre est la plus basse depuis les séries de 2012 (4,84). Les grands gardiens talentueux, les meilleurs entraîneurs, le nombre de tirs bloqués et la mentalité des joueurs une fois rendus à cette étape de la saison en sont les grands responsables.

«Quand vous arrivez à cette période de très haute intensité, où chaque jeu de chaque match est déterminant, un duel de 2-1 devient très excitant, a déclaré l'entraîneur-chef du Lightning de Tampa Bay Jon Cooper à La Presse Canadienne. Ça relègue un peu aux oubliettes le fait qu'il n'y ait pas beaucoup de buts qui se marquent. Cette ambiance de "victoire à tout prix" fait en sorte que les gens se soucient un peu moins du pointage.»

Des quatre équipes encore en lice, seuls les Blackhawks de Chicago, qui ont confié leur filet à Corey Crawford et Scott Darling, ont alloué plus de deux buts par match. Henrik Lundqvist, des Rangers de New York, Frederik Andersen, des Ducks d'Anaheim, et Ben Bishiop, du Lightning, ont tous une moyenne de 2,00 ou moins.

«Les gardiens de but ont été meilleurs que jamais et quand vous regardez les gardiens qui sont en séries, vous avez-là de bien gros noms, a indiqué Bruce Boudreau, dont les Ducks mènent avec 35 buts marqués en séries. C'est pour cette raison que je crois que les pointages sont si bas.»

La taille des gardiens est également en hausse. Parmi les 26 gardiens qui ont participé aux séries, seul Jaroslav Halak, des Islanders de New York, mesure moins de six pieds un.

«L'époque des petits gardiens de but est révolue, a fait valoir Colin Campbell, le directeur des opérations hockey de la LNH. Ben Bishop mesure six pieds sept, Frederik Andersen, six pieds trois. Les gros gardiens occupent plus d'espace devant leur filet. Leur équipement est aussi plus volumineux et leur style leur demande également une protection à l'intérieur des jambières, ce qui complique davantage la tâche.»

Les plus grands gardiens au style papillon demandent davantage de protection que leurs prédécesseurs. La ligue a pris des mesures ces dernières années pour réduire la taille de leur équipement, mais les gardiens disposent maintenant d'une meilleure technique, de meilleurs entraîneurs et de meilleures méthodes d'entraînement.

Il faut aussi compter sur les tirs bloqués: après 69 matchs éliminatoires, 34,8% des tirs tentés ont été bloqués.

«Nous avons déjà dit que si nous voulons plus de buts, nous avons besoin de gardiens et joueurs moins talentueux, a ajouté Campbell. Les joueurs s'améliorent, tout comme les entraîneurs et la préparation. Il est plus facile d'empêcher des buts que de créer des façons de marquer.»

Cooper fait également remarquer que les joueurs qui prenaient davantage de chances en entrée de zone afin de créer de l'espace et des occasions de marquer ne le font plus en séries.

«Pendant 82 matchs de saison régulière, tout le monde tente de marquer. Aussitôt que commencent les séries, tout le monde tente d'empêcher l'autre de le faire. L'engagement envers le jeu défensif est tel - et celui envers l'attaque moindre - parce que les équipes savent qu'elles n'ont besoin que d'un, parfois deux buts, pour gagner les matchs.»

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