En léthargie, les Penguins cherchent des réponses

Le capitaine de Penguins Sidney Crosby était tellement... (Photo Keith Srakocic, AP)

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Le capitaine de Penguins Sidney Crosby était tellement frustré jeudi soir qu'il a engagé le combat contre Brandon Dubinsky.

Photo Keith Srakocic, AP

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Will Graves
Associated Press
Pittsburgh

Les Penguins de Pittsburgh sont en quête de constance alors qu'ils entament le dernier droit de la saison.

À la suite de leur revers de 2-1 contre les Blue Jackets de Columbus, jeudi, l'équipe a chuté au quatrième rang de la section Métropolitaine. Il s'agit de leur plus bas classement de section des cinq dernières années.

Leur capitaine, Sidney Crosby, était tellement frustré jeudi soir qu'il a engagé le combat contre Brandon Dubinsky. Cela n'a tout de même pas réveillé ses coéquipiers et les Penguins ont maintenant une fiche de 16-12-7 depuis le 1er décembre.

Sa décision de jeter les gants semble symboliser toute la frustration qui habite ce club, qui cherche ses marques depuis près de trois mois. Pour ajouter l'insulte à l'injure, c'est Dubinsky qui a inscrit le but vainqueur, en désavantage numérique.

À leur meilleur en novembre, les Penguins semblent piquer du nez alors que mars approche. Leur jeu de puissance manque de punch, leur attaque est en panne et l'équipe est incapable d'aligner les bons résultats.

«Quand vous traversez une léthargie comme ça, vous avez tendance à en faire trop, a expliqué Crosby. C'est normal.»

Avec encore le quart de la saison à disputer, les Penguins ne paniquent pas. Mike Johnston, à sa première saison derrière le banc des Penguins, aurait souhaité que le combat de Crosby fasse tourner le vent en faveur de son club, qui s'est de nouveau incliné devant un adversaire de section qui n'est pas dans la course pour une place en séries.

«C'est le genre de trucs autour duquel nous devrions nous rallier», a-t-il laissé tomber.

Mais ce n'est pas ce qui se produit par les temps qui courent. Si les blessures et une épidémie d'oreillons ont affligé l'équipe en décembre, les Penguins sont presque parfaitement en santé depuis plusieurs semaines. Malgré cela, les buts, qui semblaient leur venir si facilement en début de campagne, ne s'inscrivent plus au tableau. L'équipe vient au 13e rang pour les buts marqués et au 10e pour le différentiel.

En février, les Penguins n'ont pas marqué avec l'avantage d'un joueur, une séquence de 0 en 22. Bien qu'il les supplie d'envoyer la rondelle au filet plus souvent, Johnston ne peut que constater que ces joueurs cherchent encore le jeu parfait au lieu de miser sur la simplicité.

Les 58 points de Crosby représentent un total respectable, mais ne font pas écarquiller les yeux à qui que ce soit. Celui qui a été choisi deux fois joueur par excellence du circuit a été blanchi au cours de 24 rencontres cette saison, dont neuf au cours du dernier mois. Les 54 points amassés par Evgeni Malkin jusqu'ici ne comprennent pas un seul but en avantage numérique en 2015.

Les acquisitions de David Perron - qui s'est refroidi après un départ fumant avec l'équipe - et de Maxim Lapierre ne portent pas fruit jusqu'ici et il est peu propable que les Penguins tentent un grand coup à la date limite, puisque l'équipe ne dispose pas de la profondeur nécessaire pour obtenir ce qu'elle souhaiterait.

Si Marc-André Fleury n'avait pas offert du jeu inspiré devant le filet, leur place en séries, acquise depuis 10 ans, serait en danger. Et avec leur calendrier défavorable - ils joueront plusieurs matchs à l'étranger d'ici la fin de la saison -, les Penguins ne tiennent rien pour acquis.

«Nous ne terminons pas les matchs de la bonne façon présentement, a indiqué le défenseur Rob Scuderi. Mais il y a encore du temps pour remédier à la situation. Nous ne sommes pas loin, mais chacun doit trouver le niveau de jeu adéquat qui nous permettra de terminer les rencontres comme il faut.»

La dose d'anxiété que l'on peut ressentir dans l'entourage de l'équipe est sûrement due au fait qu'habituellement, l'équipe a atteint sa vitesse de croisière à ce stade-ci de la saison. Les Penquins n'ont pas terminé plus bas que deuxièmes de leur section depuis 2007. Le sommet de la Métropolitaine est bien congestionné cette saison, avec les Islanders et les Rangers de New York, ainsi que les Capitals de Washington devant eux.

«Quand vous perdez quelques matchs et ne jouez pas bien, tout le monde est nerveux, a avancé Malkin. Ce n'est pas mauvais, mais ce n'est pas bien non plus. On sait qu'on peut rebondir. Je crois en cette équipe, mais on doit mieux jouer.»

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