Tokarski a surpris tout le monde, sauf...

Lancé dans une situation difficile, Dustin Tokarski a... (Photo Andy Marlin, USA TODAY Sports)

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Lancé dans une situation difficile, Dustin Tokarski a eu l'assurance d'un vétéran, jeudi soir, d'après son ancien coéquipier dans la Ligue américaine, Mark Barberio.

Photo Andy Marlin, USA TODAY Sports

Pendant que Dustin Tokarski se faisait un nom sur la glace du Madison Square Garden, jeudi soir à New York, Mark Barberio n'était nullement surpris.

Il savait. Il s'y attendait. Après tout, les deux hommes ont joué ensemble pendant presque trois saisons dans la Ligue américaine de hockey. Les deux hommes ont soulevé la Coupe Calder côte à côte il n'y a pas si longtemps.

Pour Barberio, défenseur du Lightning de Tampa Bay rentré à Montréal récemment, ce que Tokarski a fait lors de ce match numéro trois n'est rien de nouveau.

Ce film-là, il l'avait déjà vu.

«C'est drôle, parce que j'ai plein d'amis à Montréal qui sont des fans du Canadien, et ils se sont tous mis à paniquer quand Carey Price s'est blessé, a raconté hier le défenseur de 24 ans. Mais je leur disais: attendez, Tokarski, ça va lui prendre un match pour se calmer, vous allez voir...»

Les amis de Mark Barberio ont fini par voir ce que le reste de la planète LNH a vu: un Dustin Tokarski en grande forme, qui a permis au Canadien de gagner le troisième match de cette finale de l'Association l'Est. «Dustin, c'est un gagnant, c'est un gars sur qui tu peux compter quand ça devient important, d'ajouter Barberio. Ça paraissait qu'il était nerveux lors du deuxième match de la série [lundi soir au Centre Bell], mais aller à New York ensuite, ce fut une bonne chose pour lui. J'ai trouvé qu'il était très calme jeudi soir.»

Souvenirs des Admirals

Le défenseur montréalais, qui a disputé 49 rencontres cette saison avec le Lightning, se surprend à fouiller dans ses tiroirs à souvenirs quand il parle du nouvel homme masqué du Canadien.

On peut comprendre. En 2011-2012, les deux joueurs ont gagné le championnat de la Ligue américaine dans le maillot des Admirals de Norfolk. Depuis, Tokarski et Barberio sont demeurés bons amis.

«Non, je ne suis pas surpris de ce qui lui arrive... On a gagné ensemble, alors je le connais très bien. C'est un gars qui est devenu un ami pour moi au fil des années, un vrai ami. Gagner, il a fait ça partout où il est allé, c'est pour ça qu'il ne me surprend pas.

«Je me souviens, quand on a remporté la Coupe Calder, il avait eu des ennuis lors de la deuxième ronde, et l'entraîneur [Jon Cooper] avait choisi de le retirer du filet pour lui préférer Jaroslav Janus. Mais Dustin est retourné devant le filet pour le début de la troisième ronde, et on a gagné huit matchs de suite pour remporter la Coupe Calder! Il était complètement en état de grâce, il arrêtait tout.»

Un calme remarquable

En regardant les arrêts de son bon ami à l'écran jeudi soir, en voyant cette mitaine et ces jambières aller de tous les côtés pour repousser l'objet noir tiré avec force par les Rangers, Mark Barberio a immédiatement reconnu son bon ami, qui a l'habitude des grandes performances du genre.

«C'est son calme, je crois, qui fait la différence. Je ne sais pas comment il est dans le vestiaire du Canadien, et ça doit être différent parce qu'il vient juste d'arriver dans l'équipe. Mais avec nous, il parlait dans le vestiaire avant les matchs, il inspirait tout de suite confiance. Il avait un rôle de leader dans notre équipe.»

Barberio croyait peut-être rentrer à Montréal en ne pensant pas trop au hockey, mais c'est raté. Voici que la ville vibre maintenant au rythme des arrêts de son bon ami.

«Mais je ne suis pas surpris, de conclure le jeune défenseur. C'est un gars tout simplement solide. Il n'est pas le plus agile ni le plus gros devant son filet, mais il trouve toujours une façon d'arrêter la rondelle. C'est comme ça que je l'ai connu.»

Ces gardiens inconnus qui ont surpris

Ken Dryden (Canadien de Montréal, 1971)

Le grand Dryden n'avait pris part qu'à six matchs en saison, mais c'est lui qui s'est transformé en homme de la situation lors des séries. L'inconnu au masque troué mena ensuite le Canadien à une improbable Coupe Stanley.

Steve Penney (Canadien de Montréal, 1984)

Penney n'avait disputé que quatre rencontres en saison «régulière» quand l'entraîneur Jacques Lemaire l'a envoyé devant le filet en séries. C'est un Penney en état de grâce qui a permis à son club d'atteindre la finale d'association ce printemps-là.

Cam Ward (Hurricanes de la Caroline, 2006)

Simple second de Martin Gerber en saison, Ward a pris le poste de numéro un en séries... pour ensuite mener les Hurricanes directement à la conquête de la Coupe Stanley!

Mike Leighton (Flyers de Philadelphie, 2010)

Ce vétéran de la Ligue américaine est arrivé de nulle part au printemps 2010 et a tout de même permis aux Flyers d'atteindre la finale de la Coupe Stanley. Il n'a ensuite disputé que deux matchs dans la Ligue nationale.

Antti Niemi (Blackhawks de Chicago, 2010)

Avec une quarantaine de matchs d'expérience dans la LNH, le Finlandais a volé le poste de numéro un à Cristobal Huet et a mené les Hawks à une première Coupe Stanley en près de 50 ans.




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