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L'idole de Jean-Sébastien Giguère est devenue son patron

Jean-Sébastien Giguère a rencontré Patrick Roy, son idole,... (Photo tirée de Twitter)

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Jean-Sébastien Giguère a rencontré Patrick Roy, son idole, à l'occasion du tournoi de hockey pee-wee de Québec. Près de 25 ans plus tard, les deux sont membres de l'Avalanche du Colorado.

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Jean-Sébastien Giguère se souvient très bien de la première fois. La première fois où il a repéré son nouvel entraîneur dans le gymnase, avec des vêtements de l'Avalanche sur le dos. Il se souvient très bien de ce qu'il a pensé sur le coup quand il l'a vu, celui qu'il appelle Patrick, débarquer au Colorado à titre de grand patron du club de hockey. «Je me suis juste dit: "Oh, boy..."»

Giguère rit quand il raconte l'anecdote. Oui, les joueurs de l'Avalanche savaient très bien qui était Patrick Roy au moment de son embauche dans la grande région de Denver. Mais personne dans ce vestiaire n'avait été un fan de Roy comme Giguère. Plus petit, le vétéran gardien de 36 ans voulait devenir Patrick Roy. Rien que ça.

On peut donc présumer que c'est un peu spécial quand votre idole de jeunesse devient tout d'un coup votre entraîneur. Quand on lui en parle, Jean-Sébastien Giguère trouve ça assez drôle.

«Qu'est-ce qu'on peut dire... C'est Patrick, n'est-ce pas? Mais pour moi, ç'a été comme ça seulement une journée ou deux. Après, Patrick est devenu l'entraîneur, simplement. Avec le temps, il y a une relation joueur-entraîneur qui s'installe. Je ne peux pas me mettre à penser que c'est mon idole qui est derrière le banc de notre équipe.»

En fouillant un peu sur le Net, on peut trouver une vieille photo d'un jeune Roy et d'un (encore plus) jeune Giguère, les deux dans un maillot rouge du Canadien. Ça date d'il y a plusieurs années, de toute évidence, mais le gardien de l'Avalanche s'en souvient encore. Même si certains détails lui échappent.

«C'est une photo qui avait été prise lors du tournoi de hockey pee-wee de Québec... Je ne me souviens pas exactement de ce qu'il m'avait dit cette fois-là. Je sais qu'il m'a donné son bâton, et on a pris cette photo.

«Quand on nous a dit que c'est Patrick Roy qui devenait notre entraîneur, je suis devenu très enthousiaste. C'est quelque chose de spécial que de pouvoir côtoyer ton idole de jeunesse comme ça, surtout qu'il a tellement été un gagnant. Après les résultats de nos deux dernières saisons, je peux dire que c'est le fun d'avoir quelqu'un comme lui qui arrive. Tu sais qu'il va avoir du succès parce qu'il a toujours eu du succès. Patrick a changé l'organisation au complet.»

Le vétéran jure que son entraîneur ne se mêle pas trop des questions techniques, qu'il ne lui dit pas trop comment faire pour arrêter des rondelles.

«Il donne quelques conseils ici et là, et c'est Patrick, alors on doit écouter, non? Mais sinon, c'est François Allaire qui travaille avec nous autres. Avec ces deux-là, on est très bien entourés.»

«Pourquoi pas nous?»

Hier, au Centre Bell, Patrick Roy a de nouveau raconté ce souper d'équipe tenu à Boston en début de saison, au resto de Raymond Bourque. À un certain moment, l'ancien grand défenseur a lancé aux joueurs: «Why not us?» («Pourquoi pas nous?») Et il faut croire que la phrase a marqué les gars de l'Avalanche, qui ont tous un T-shirt sur lequel les mots de Bourque sont imprimés en grosses lettres dans le dos.

Selon Giguère, qui sera le gardien partant de l'Avalanche ce soir au Centre Bell, c'est ce genre de chose qui explique pourquoi sa bande, club de dernière place il y a un an à peine, se retrouve aujourd'hui parmi les équipes de pointe dans l'Association de l'Ouest.

«On a changé notre philosophie, on s'amuse beaucoup plus cette saison. Avec Patrick, les gars ont la chance de s'exprimer sur la glace. Il laisse les gars jouer en attaque, en autant qu'ils se replient pour aider en défense. On croit en Patrick parce que c'est un gagnant. Partout où il est allé, il a gagné. Ça ne s'enseigne pas.»

Pour toutes ces raisons, la saison 2013-2014 est déjà assez particulière pour Jean-Sébastien Giguère. Il ne sait pas encore si ce sera sa dernière, puisqu'il n'a pas de contrat pour la prochaine («au jour le jour», se contente-t-il de répondre). Mais il savoure chaque moment, même s'il doit se contenter d'un rôle de second derrière Semyon Varlamov.

Giguère insiste sur un point: le Roy nouvelle mouture n'est plus celui qui avait l'air de hurler fort souvent dans les rangs juniors. «Il ne crie pas dans le vestiaire, il reste positif.»

Si c'est la fin du parcours pour Giguère, alors il s'agira pour lui d'une conclusion digne d'Hollywood. Le voici avec un club qui peut rêver à la Coupe Stanley. Avec un club dont l'entraîneur est l'idole rencontrée il y a plusieurs années lors d'un tournoi pee-wee à Québec.

La conclusion presque parfaite, quoi.

«Patrick est une grande partie des succès de l'équipe, conclut Giguère. Ce n'est pas un ami... mais c'est un complice.»




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