JO de 2024: Rome veut mettre en valeur ce qui est déjà là

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Le maire Ignazio Marino, ainsi que le président du CIO, Thomas Bach, en juin, lors d'une visite de ce dernier.

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Associated Press
Lausanne, Suisse

Dans la quête de sa ville pour obtenir les Jeux olympiques de 2024, le maire de Rome, Ignazio Marino, veut promouvoir les installations qui sont déjà en place.

Rome veut incorporer plusieurs des bâtisses utilisées pour les Jeux de 1960, dont le Foro Italico. C'est là que se trouvent le stade olympique, le centre de tennis et le complexe de natation.

On souhaite aussi utiliser le complexe à moitié bâti Tor Vergata, aux abords de la ville. L'endroit devait accueillir les Mondiaux de natation de 2009, mais la compétition a été déplacée au Foro Italico.

«Nous n'allons pas construire de cathédrales dans le désert, a dit Marino lors d'une visite aux quartiers généraux du CIO, jeudi. Nous n'allons pas bâtir à outrance. Nous allons développer ce qui existe déjà.»

Hambourg, Boston, Paris et Budapest ont eux aussi leur nom dans le chapeau pour 2024. Le CIO va faire son choix en 2017.

Rome considère un budget de 6,6 milliards $, dont deux milliards $ viendraient du CIO. Ce budget représente plus ou moins la moitié de ce qu'ont coûté les Jeux de Londres, en 2012.

Toujours en 2012, Mario Monti, alors premier ministre italien, a mis un frein à une candidature de Rome pour 2020, évoquant des soucis financiers.

La nouvelle candidature survient avec la ville frappée par un scandale de corruption. La police a intercepté des conversations où des criminels s'acoquinent avec des politiciens municipaux, dans le but d'obtenir de riches contrats publics.

Des douzaines de personnes ont été arrêtées et le maire suppléant de Rome a démissionné cette semaine, même s'il ne fait pas l'objet d'une enquête.

«Si un État renonce à un grand événement à cause du risque de corruption et de criminalité, il s'avoue déjà vaincu», a dit Raffaele Cantone, figure de proue de la lutte à la corruption, en Italie.

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