Antoine Duchesne se rapproche du Tour de France

Le cycliste québécois Antoine Duchesne saura dans les... (Photo fournie par Jean-Marc Hecquet)

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Le cycliste québécois Antoine Duchesne saura dans les prochaines semaines s'il sera du départ du Tour de France, qui aura lieu le 4 juillet.

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Une pensée obsède Antoine Duchesne ces jours-ci: le Tour de France. D'ici trois semaines, il saura s'il devient le prochain Québécois à s'y aligner. Pour l'heure, le vent est favorable.

En théorie, le cycliste de Saguenay devait participer au Critérium du Dauphiné, la dernière grande course préparatoire où David Veilleux avait cimenté sa place sur le Tour de 2013. Le coureur d'Europcar a plutôt été redirigé vers le Tour de Luxembourg, qui s'ouvrira aujourd'hui avec un prologue. Il sera ensuite à la Route du Sud, du 18 au 21 juin.

«C'est mieux pour moi», a réagi Duchesne, joint lundi à son appartement dans le sud de la France.

Le Dauphiné, très montagneux cette année, ne lui convenait pas spécialement. Au Luxembourg et à la Route du Sud, où il côtoiera le sprinter Bryan Coquard, il trouvera un terrain mieux adapté à son style.

«Au Luxembourg, il y a deux étapes près des Ardennes, avec de bonnes petites bosses, a-t-il souligné. C'est une super belle course et je suis vraiment très content de la faire. À la Route du Sud, il y aura Quintana et Contador. Ça risque d'être contrôlé par ces deux équipes. Ça ne devrait pas être le même style de course.»

Duchesne compte sur ces deux épreuves de catégorie 2.HC, un cran sous le WorldTour, pour mousser une dernière fois sa candidature pour le Tour. Jusqu'ici, tout va bien. Après une solide campagne des classiques, il s'est démarqué aux 4 Jours de Dunkerque, jouant un rôle déterminant dans la victoire de Coquard à la première étape.

«J'ai bien marché toute l'année», souligne-t-il sans fausse modestie. «J'ai toujours livré ce qu'on m'a demandé, parfois même un peu plus. J'ai toujours été assez régulier. Pour un équipier, ce sont des points importants.»

Le cycliste de 23 ans calcule que de «deux à trois postes» sont ouverts pour «sept» coureurs de son genre chez Europcar. Rien n'est donc acquis, mais il est confiant. «Si le Tour était demain matin, je pense que j'aurais quand même de bonnes chances [d'y être]. Tout dépend de ce que les autres vont sortir. Ça va donc se jouer dans les trois prochaines semaines.»

Faire sa place

À sa deuxième saison en Europe, Duchesne est surpris de se retrouver si tôt dans une telle position. L'ancien champion national U23 rêvait surtout du Tour des Flandres et de Paris-Roubaix. Il ne se sentait pas encore à la hauteur pour les cols et les grands tours.

«Malgré ma grandeur, je me sentais assez petit au sein du peloton en arrivant ici», admet le longiligne athlète. «Je n'ai jamais été non plus le gars qui gagnait tous les trucs. J'ai toujours dû me battre un peu contre moi-même pour réaliser qu'en fait, j'avais ma place.»

Et que ses bonnes prestations ne pouvaient toujours être attribuables à des coups de chance. Comme à Dwars door Vlaanderen, cette première classique de la saison, où Duchesne s'est retrouvé parmi le principal groupe de chasse avec les plus grands spécialistes.

«Je regardais autour de moi et c'était tous des gars qui m'ont toujours fait rêver, se souvient-il. Il ventait, il pleuvait. Je venais de passer 12 monts en pavés et j'étais devant après quatre heures et demie de course. Je ne savais pas que j'étais capable de faire ça.»

Finalement, une moto-caméra a entraîné le Canadien dans une chute. Il a laissé un ongle sur la route et a dû abandonner. Ce rare abandon lui a cependant procuré une précieuse leçon. «Je commence à réaliser que, dans le fond, je ne suis peut-être pas si mal que ça.»

En grande forme

S'estimant «en grande forme», Duchesne a peaufiné sa préparation en montagne avec deux virées au Ventoux la semaine dernière. Assidu comme jamais à ses exercices de renforcement, il veut mettre toutes les chances de son côté.

«J'ai encore tout à prouver, prévient-il. À moi de montrer que je mérite vraiment ma place et que personne n'aura rien à redire si je suis dans l'équipe.»

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Rollin aussi au Luxembourg

Dominique Rollin est l'autre Québécois pressenti pour être du Tour de France 2015. Le gros moteur de la Cofidis sera lui aussi au Tour de Luxembourg à partir d'aujourd'hui. Sans toutefois Nacer Bouhanni, qu'il devait en principe accompagner à chaque course. Leur route ne s'est pas croisée depuis le circuit de la Sarthe et le GP de Denain, à la mi-avril, où le sprinter-vedette français, qui participera au Critérium du Dauphiné, a signé ses trois seules victoires de la saison. Intrigant.

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