Le retour du toit de cèdre

Une maison de Hudson, près de Montréal, dont... (Photo fournie par Couvre tout D.R.)

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Une maison de Hudson, près de Montréal, dont le toit est en bardeaux de cèdre.

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Le bardeau de cèdre est à son comble. Inspirés par sa beauté et par sa durabilité, les propriétaires de maison sont de plus en plus nombreux à choisir ce matériau pour recouvrir leurs toits.

«C'est un retour aux sources», a commenté Rénald Lacroix, copropriétaire de l'entreprise de rénovation générale de toiture Couvre Toit D. R., de Saint-Henri, sur la Rive-Sud de Québec. Il observe depuis cinq ans un regain de popularité pour le bardeau de cèdre, un matériau qui sied aussi bien aux belles ancestrales, qu'aux nouvelles constructions contemporaines, à la condition que leur toit soit en pente.

Le bardeau de cèdre ne pourrit pas. Il peut durer jusqu'à 50 ans. Il procure une isolation sonore et thermique. Il dégage un arôme agréable, ajoute Maxim Lavoie, copropriétaire de la quincaillerie Lavoie, de Saint-Jean-Chrysostome. «C'est un matériau noble et fiable», affirme-t-il.

Son apparence plaît aux consommateurs. Ils ont l'impression de «revenir aux sources» quand ils voient les couvreurs le clouer planche par planche, selon un savoir-faire d'une autre époque.

Rénald Lacroix recommande de le laisser à l'état naturel et de le protéger du soleil en le recouvrant d'huile de lin ou d'abrasin. Il grisaillera et n'en sera que plus beau au fil des ans.

Un travail délicat

Refaire une toiture est une entreprise délicate. Il est conseillé de la confier à des spécialistes qui sauront, par exemple, contourner les lucarnes et les cheminées.

Rénald Lacroix et son frère Denis commencent par constituer un lattage quadrillé de planches qu'ils recouvrent ensuite de bardeaux. Ça crée une «chambre d'air» qui assure une bonne ventilation et double la résistance du matériau, soutient Rénald.

Un toit de bardeaux de cèdre coûte environ 15$ le pied carré et durera un demi-siècle. Le bardeau d'asphalte, lui, est évalué à 3$ le pied carré, pour une durée de vie d'environ 15 ans.

Rénald Lacroix a un faible pour le cèdre de l'Ouest, plus rougeâtre que le mélèze ou que le cèdre du Québec. En vieillissant, il devient gris foncé, alors que les deux autres seront plus pâles. «Sans noeud, clair ou semi-clair, c'est la perfection», laisse tomber Maxim Lavoie en ajoutant que le cèdre de l'Ouest canadien a un «coeur plus gros».

Rénald Lacroix a des contrats à la grandeur du Québec, majoritairement dans le secteur résidentiel. Mais il lui arrive de refaire des toitures de commerces ou d'institutions. La beauté n'a pas de frontière.

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