Zaha Hadid: modifier l'horizon de la Chine

Galaxy SOHO, à Beijing... (Photo Iwan Baab)

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Galaxy SOHO, à Beijing

Photo Iwan Baab

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Emilie Laperrière

Collaboration spéciale

La Presse

Depuis quelques années, Zaha Hadid redessine la Chine de demain. Après l'Opéra de Canton, le centre d'art de Chengdu et des centres commerciaux à Pékin et Shanghai, la «starchitecte» d'origine irakienne a récemment posé sa marque sur le Galaxy SOHO, un vaste complexe au design futuriste qui semble tout droit sorti d'un film de science-fiction.

Même selon les normes de Pékin, le complexe de béton a de quoi impressionner. Lors de l'inauguration en octobre dernier, Zaha Hadid a dit s'être inspirée des dunes, rivières et autres caractéristiques naturelles du paysage chinois pour concevoir le projet. Le résultat? Quatre bâtiments fluides en forme de dôme, tout en courbes, reliés par des ponts aux formes organiques.

Pour Zaha Hadid et son armada d'architectes - elle en emploie plus de 350 -, la complexité résidait dans les dimensions du bâtiment: 330 000 mètres carrés d'aluminium et de verre isolé. Il fallait «trouver une nouvelle façon de créer une grande masse, puis de la briser. Un peu comme prendre un rocher et le découper, avec des strates et des lignes de contour comme une chaîne de montagnes», a expliqué la maître d'oeuvre du projet. Pari gagné puisqu'en regardant rapidement l'édifice composé de volumes distincts, on pourrait croire la façade en mouvement.

Au rez-de-chaussée, les grandes cours intérieures sont le reflet de l'architecture chinoise traditionnelle, avec des espaces ouverts en continu. Puis, les commerces occupent les trois étages inférieurs, tandis que les espaces de bureaux sont aux suivants. Au sommet, bars et restaurants permettent de profiter d'une vue panoramique sur la ville.

L'édifice de 15 étages a reçu la certification LEED Argent pour ses différentes caractéristiques vertes, comme l'utilisation de l'éclairage naturel et son enveloppe étanche qui retient la chaleur.

Entre Hadid et la Chine, c'est l'amour

L'architecte irakienne n'en est pas à ses premières armes en Chine - ni dans le reste du monde d'ailleurs. Le pays occupe une place importante dans le coeur de Zaha Hadid depuis son premier voyage en 1981. Sa firme est ainsi engagée dans plus de projets en Chine que nulle part ailleurs.

En octobre, devant plusieurs milliers de Chinois, elle a affirmé: «Nous avons toujours pensé que nous pouvions faire quelque chose d'extraordinaire ici. Maintenant, c'est le bon moment, et c'est le bon endroit.»

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