Une fresque au plafond

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Les propriétaires voulaient un décor sur mesure, propice à l'évasion. Maxime Lacourse leur a conçu un agrandissement unique en son genre, ouvrant au plafond un livre de contes.

Fraîchement ajouté à cette maison des Basses-Laurentides, ce solarium nous attire spontanément dans l'envolée de son plafond pyramidal, entièrement couvert d'une fresque, façon chapelle Sixtine.

Sauf qu'au lieu de la Création d'Adam de Michel-Ange, on trouve ici l'univers «livre de contes» de Maxime Lacourse, artiste multidisciplinaire et maître d'oeuvre de ce projet unique, fait «sur mesure» pour les occupants.

D'un côté de la murale, un navire lancé vers le large comme vers l'aventure; de l'autre, une vallée et son bourg, un bois, un étang, un pêcheur, la vie paisible.

 

«Le plafond en pyramide n'écrase pas, on se sent au contraire allégé, relate le client de M. Lacourse. Du centre de la pièce, on a l'impression d'être sur une colline et de contempler au loin le village, la mer, les gens. C'est un lieu de détente, d'évasion.»

 

La lumière du jour inonde cette nouvelle partie... (Photo: François Roy, La Presse) - image 2.0

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La lumière du jour inonde cette nouvelle partie de la maison par trois murs vitrés et trois lucarnes. Le plafond pyramidal montre une fresque suggérant un univers champêtre.

Photo: François Roy, La Presse

Les propriétaires avaient d'abord pensé ajouter une tourelle à leur habitation, d'inspiration normande avec ses longs débords de toit.

«J'ai proposé plutôt un agrandissement carré avec un toit pyramidal, explique Maxime Lacourse, depuis 10 ans leur complice dans leur quête d'une maison très personnalisée. Les tours normandes sont surmontées d'un toit pyramidal.»

Et le vaste plafond au centre monté en pointe... appelait une fresque, pour cet artiste et artisan qui peint, sculpte le bois, fait du design d'ébénisterie, du dessin de rénovation et touche aussi au vitrail, à la poterie ainsi qu'à la mosaïque.

Détail de la sculpture sur bois sous une... (Photo: François Roy, La Presse) - image 3.0

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Détail de la sculpture sur bois sous une des lucarnes.

Photo: François Roy, La Presse

Trois lucarnesLe défi, explique M. Lacourse, a été de composer une scène unifiée sur quatre panneaux. «Les trois lucarnes, pour jolies qu'elles soient, interrompent la surface des murs, donc de la murale, plus encore que les quatre arêtes de la pyramide», fait-il remarquer. Le bateau, d'emblée, fait oublier l'une des arêtes et en tire même un effet propulseur: la proue du navire semble aspirée vers la mer. «Je ne me soucie pas d'authenticité visuelle, poursuit l'artiste. C'est un conte, une fantaisie. Je modifie au besoin la forme du bateau pour obtenir l'effet recherché.»

Sur le mur sans lucarne, le regard s'envole vers un bourg lointain dans la vallée, image qui se poursuit sans rupture sur les murs adjacents, de minces arbres peints sur les angles les faisant oublier.

Cette peinture au-dessus du foyer couvre deux portes... (Photo: François Roy, La Presse) - image 4.0

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Cette peinture au-dessus du foyer couvre deux portes d'armoire dissimulant une télévision.

Photo: François Roy, La Presse

Chaque lucarne est ornée d'une sculpture en ronde-bosse à la base et surmontée d'un portrait de femme, «qui représente la beauté», dit le propriétaire. Dans le pignon, une planche peinte d'un diagramme étoilé cache le système de ventilation. «Je me suis inspiré d'une rose des vents, explique M. Lacourse, pour faire un clin d'oeil à la girouette située juste au-dessus, à l'extérieur. Ce motif permet également de rappeler toutes les couleurs de la fresque, dans des tons de terre à la base (les arbres sont plus orangés que verts), passant en dégradé au bleu gris puis au bleu à la pointe.»Le dessin effleure souvent la réalité: la mer, sur le plafond pyramidal, est du côté de l'eau (ici le lac des Deux-Montagnes) et le village, du côté... du village. Le résultat est classique, hors du temps, «la nature rendue plus onirique», dit l'artiste. «Et le soir, avec l'éclairage artificiel, c'est encore plus magnifique, renchérit la maîtresse de maison. Car on ne pense pas à regarder dehors.»

«J'utilise des éléments de la vie des occupants, dit Maxime Lacourse. Plus ils me donnent d'informations sur ce qui les a marqués - anecdotes de voyage, rêves, famille, lectures -, plus je peux faire en sorte que l'oeuvre parle d'eux et leur convienne.»Maxime Lacourse: 450-472-6570

www.maximelacourse.com

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