Hôtel inspiré des Premières Nations

Le mur extérieur a été interprété symboliquement comme... (Photo de Stéphane Groleau)

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Le mur extérieur a été interprété symboliquement comme une palissade.

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(Québec) Depuis 2008, il incarne tradition et modernité en plein coeur de Wendake. L'Hôtel-Musée Premières Nations est le fruit de rencontres et de collaborations entre la communauté huronne-wendat, ses artisans et le bureau d'architectes LEMAYMICHAUD. Retour sur ce projet rassembleur, pour le plaisir des yeux et de la mémoire.

La forêt s'invite dans l'hôtel.... (Photo de Pierre Bélanger) - image 1.0

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La forêt s'invite dans l'hôtel.

Photo de Pierre Bélanger

Quand Alain Lemay et son équipe ont voulu s'imprégner des valeurs autochtones pour imaginer l'Hôtel-Musée, ils ont écouté. La tradition orale est importante chez les Hurons-Wendat, ils ont donc laissé parler le chef de l'époque, Max Gros-Louis.

Diplomates

«Il nous a appris que les Hurons étaient très diplomates, souvent au coeur de réunions entre autochtones et qu'ils recevaient d'autres nations chez eux», raconte l'architecte. Si par tradition et pour eux-mêmes ils construisaient des maisons longues, ils avaient l'habitude d'ériger des habitations qui relevaient d'autres communautés, comme le tipi, pour recevoir ou fumer leurs aliments.

C'est ainsi que l'hôtel a la forme elliptique de la maison longue et que la portion musée évoque un tipi. Autre référence, la forêt qui est extrêmement importante pour eux s'invite dans le hall par la présence de troncs. «En pénétrant dans l'hôtel, on voulait donner l'impression d'entrer dans la forêt. D'ailleurs, on la voit tout au fond par les grandes fenêtres», souligne l'architecte.

Il ajoute que la plupart des matériaux utilisés sont naturels, de la pierre au sol aux revêtements de bois sur les murs.

«On a essayé de travailler le plus possible avec la communauté dans le projet. On a fait des séances publiques et on a demandé à tous les gens qui voulaient s'impliquer de donner leur nom, ce qu'il savait faire.»

Pour habiller chaque lit, sa collègue designer Katrine Beaudry a fait confectionner par des membres de la communauté des coussins avec des peaux de castor qu'ils sont allés chercher sur le territoire. Ce sont encore des gens du village qui ont tressé les grosses lampes, qui ont gravé les numéros de portes dans le cuir.

«On a retenu les artistes et artisans du village qui étaient autant traditionnels que contemporains. C'était voulu pour que tout le monde se sente impliqué et s'approprie les lieux.»

Alain Lemay se sent privilégié d'avoir travaillé sur ce projet. «Les Hurons-Wendat sont à côté de nous. On vit ensemble depuis longtemps, ils sont partout dans la ville, bien intégrés. C'est plus facile pour eux et pour nous d'être en communication», dit l'architecte qui compte d'ailleurs dans son bureau un membre de la communauté.

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