Joachim Trier veut récupérer la magie du cinéma

L'actrice Isabelle Huppert en compagnie du réalisateur Joachim Trier.... (Photo REGIS DUVIGNAU, Reuters)

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L'actrice Isabelle Huppert en compagnie du réalisateur Joachim Trier.

Photo REGIS DUVIGNAU, Reuters

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Jill Lawless
Associated Press
Cannes

Le réalisateur norvégien Joachim Trier, dont le dernier-né Louder than Bombs est en lice dans la sélection officielle du Festival de Cannes, estime que les plus belles qualités du cinéma américain se retrouvent dorénavant au petit écran; il aimerait bien les revoir dans une salle de projection.

Son film raconte l'histoire d'un père et de deux fils tentant de surmonter leur deuil après la mort de la matriarche de la famille, une photo-reporter célèbre interprétée par Isabelle Huppert.

Il s'agit du premier film de Trier tourné en anglais. Le long métrage se déroule dans l'État de New York et met aussi en vedette Gabriel Byrne, Jesse Eisenberg et Devin Druid.

Le cinéaste se souvient d'avoir grandi en «regardant plusieurs films américains qui savaient vraiment comment raconter la vraie vie», faisant notamment allusion à Kramer vs. Kramer, Ordinary People et The Breakfast Club.

Aujourd'hui, ajoute-t-il, cet art de raconter des histoires riches et imaginatives «s'est déplacé vers ces formidables séries de télévision». Ses collaborateurs et lui ont voulu recréer cette magie pour Louder than Bombs.

Si sa structure narrative est élaborée, le message du film demeure simple: la vie familiale est compliquée.

Le père, interprété par Byrne, ne comprend pas son adolescent de fils (Druid), tandis que son aîné (Eisenberg) traverse une crise à la suite de la naissance de son premier bébé.

«Quand une famille subit une tragédie comme celle-là (la mort de la mère), reprendre sa vie en main est une expérience très complexe, affirme Byrne. Le film étudie une famille, ce que signifie être un père, un fils, une épouse, un mari.»

Trier s'est amusé à entrecouper son histoire principale avec les jeux vidéo avec lesquels s'amuse l'adolescent, et les photographies prises par la mère dans des zones de guerre et des camps de réfugiés. «Nous étions intéressés à développer une structure polyphonique, à défaut d'une autre expression, a-t-il lancé. Chaque voix d'un membre de la famille crée sa propre histoire.»

Le réalisateur n'en est pas à son premier séjour sur la Croisette. En 2011, son Oslo, 31 août avait été programmé dans le volet Un Certain Regard.

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