Festival Cinéma du monde: quelques suggestions

Wadjda... (Photo: fournie par Mongrel/Métropole Films)

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Wadjda

Photo: fournie par Mongrel/Métropole Films

<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

Avec 60 films issus de 30 pays, le choix des sorties au tout premier Festival Cinéma du monde de Sherbrooke peut s'apparenter au titre de son film d'ouverture, Casse-tête chinois. D'autant plus que la majorité de ces longs métrages ne sont jamais sortis ici.

Mais Denis Hurtubise et Malika Bajjaje, les deux cofondateurs de l'organisation, ont quand même quelques coups de coeur, qu'ils ont accepté de partager.

Denis Hurtubise, propriétaire de La maison du cinéma

Tel père, tel fils, Hirokazu Kore-Eda, Japon, 2013

«La filmographie japonaise est réputée comme froide, mais pas cette fois-ci. C'est l'histoire d'un homme très perfectionniste qui élève sévèrement son fils de 6 ans, jusqu'au jour où l'hôpital lui annonce qu'il y a eu confusion à la naissance et que son vrai fils a été donné à une famille de paysans. J'ai été très touché par le lien père-fils dans cette histoire et par la façon dont le fils biologique finit par changer son père.»

L'empire des Rastelli, Andrea Molaioli, Italie, 2010

«Un film qui a connu un grand succès public en Italie, où s'est produit le scandale Parmalat qui a inspiré l'histoire. Le scénario montre comment, lorsqu'une entreprise connaît une croissance trop rapide, la corruption est presque inévitable. On y retrouve Toni Servillo, l'acteur de La grande beauté. C'est très bien joué et très bien raconté.»

Aquí y Allá, Antonio Mendez Esparza, Espagne - États-Unis - Mexique (2012)

«C'est un véritable coup de coeur, un très beau film racontant l'histoire d'un père mexicain qui revient après avoir travaillé pendant des années aux États-Unis. Ses filles ne le reconnaissent plus. Il rapporte des économies, mais les perd dans une mauvaise affaire et la famille retombe dans la pauvreté. Ce qui est très touchant, c'est que sa femme lui sourit toujours, même lorsqu'elle tombe malade. Le père dort sur le trottoir pour trouver des donneurs de sang et se rapproche de ses filles.»

Malika Bajjaje, directrice générale du Festival des traditions du monde

Né quelque part, Mohamed Hamidi, France-Algérie (2013)

«C'est un très bon film, une histoire d'immigration qui parle d'identité, laquelle se construit davantage sur les lieux et les expériences que sur l'origine. C'est l'histoire d'un jeune Français de 26 ans, d'origine algérienne, qui doit faire un premier voyage en Algérie, intrigué par ses origines...»

Wadjda, Haifaa Al Mansour, Arabie saoudite (2012)

«Je l'ai vu plusieurs fois avec mes filles, qui m'ont demandé pourquoi une fille n'avait pas le droit d'avoir de vélo en Arabie saoudite. C'est une histoire vraiment simple, une histoire de détermination, celle d'une adolescente qui prend les bons moyens pour arriver à ses fins (avoir sa propre bicyclette), et qui gagne sa cause, malgré les interdictions.»

Espiral, Jorge Pérez Solano, Mexique (2008)

«Une autre histoire de travailleur mexicain qui quitte sa famille pour aller travailler aux États-Unis, mais cette fois du point de vue des épouses qui restent, qui prennent leur destin en main, malgré la pauvreté, sans attendre la richesse promise par leur mari. Les hommes reviennent et s'aperçoivent de tout ce qu'ils ont laissé. C'est un film qui dit que l'on peut changer les choses sur place, sans devoir s'exiler.»




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