Et les mistrals gagnants: hymne à la vie ***1/2

La PresseMarissa Groguhé 3/5

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Ambre, Camille, Imad, Charles et Tugdual sont très malades. Ils sont très jeunes aussi, âgés de 6 à 10 ans. Le documentaire Et les mistrals gagnants nous introduit dans leur quotidien, entre les longs séjours à l'hôpital et les petits moments où ils tentent d'avoir une routine « normale ».

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Et les mistrals gagnants

Photo fournie par MK2/Mile End

Hauts comme trois pommes, les cinq petits discutent de la vie avec une lucidité déconcertante. Ce sont eux, tout au long du documentaire, qui nous parlent de leurs maladies. Comme de petits philosophes, ils nous font réfléchir à la simplicité d'être heureux, malgré tous les maux. « S'il y a quelque chose qui ne va pas, c'est pas grave, c'est la vie », dit Ambre.

La jeune fille a 10 ans à peine, c'est une princesse, une actrice, atteinte d'une hypertension pulmonaire qui lui coupe le souffle. Les petits Camille et Tugdual, eux, souffrent de neuroblastome, cette tumeur qui s'en prend toujours aux plus petits qu'elle. Charles, l'enfant papillon, vit dans des bandages, car l'épidermylose bulleuse dont il est atteint rend sa peau hypersensible et son petit corps extrêmement douloureux. Quant au petit Imad, il est en attente d'un rein, parce que le sien, « c'est fini, il ne marche plus », comme il nous l'explique si bien.

Les mots des petits sont privilégiés. Anne-Dauphine Julliand, la réalisatrice, prend une intelligente distance : pas de scénario, pas de narration. Elle les accompagne le temps de capturer sur film un peu de leur vaillance. Et puis, on réalise aussi que leur désarmante sagesse ne les rend pas moins enfants. Les maladies qui les rongent depuis la naissance leur font mal et leur font peur parfois. Les traitements sont éreintants, douloureux, et eux ne sont que des gamins, après tout. La caméra immortalise le tout sans filtre et sans artifice. 

Le sujet aurait aisément pu devenir trop affligeant pour le spectateur, mais il n'en est rien : Julliand ne cherche pas à nous soutirer des larmes. Lorsque le documentaire, ce petit hymne à la vie, se termine toutefois, on est laissés pantois, comme si on avait reçu un coup qu'on n'avait pas vu venir.

Documentaire

Et les mistrals gagnants

Anne-Dauphine Julliand

1 h 19

***1/2




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