De père en flic 2: un peu beaucoup la même chose... ***

La PresseMarc-André Lussier 3/5

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En 2009, le public québécois a été séduit par De père en flic au point d'en faire le deuxième succès populaire de l'histoire du cinéma d'ici, tout juste derrière Bon Cop, Bad Cop. Leurs suites respectives sortant à deux mois de distance à peine l'une de l'autre, la comparaison entre les démarches devient inévitable.

Alors que Patrick Huard, qui signe seul le scénario de Bon Cop, Bad Cop 2, a fait plonger les personnages dans des situations complètement différentes, Émile Gaudreault a visiblement choisi de miser sur sa formule gagnante. Ainsi, le récit de De père en flic 2 est construit exactement sur le canevas du premier opus. Seule la nature de la thérapie que les deux flics doivent infiltrer change.

Cela dit, on retrouve avec plaisir le tandem que forment Michel Côté et Louis-José Houde. Leur dynamique père-fils fonctionne toujours très bien, et l'apport de deux coscénaristes de la nouvelle génération, Érik K. Boulianne (SNL Québec, Prank) et Sébastien Ravary (SNL Québec, Info, sexe et mensonges), se révèle significatif sur le plan des dialogues, très vifs, très punchés.

Huit années ayant passé, la relation entre les deux policiers est au beau fixe, dans la mesure où les deux hommes se tapent toujours autant sur les nerfs. Marc (Louis-José Houde), plus mûr, vit désormais en couple avec Alice (Karine Vanasse), une collègue. Jacques (Michel Côté) promène toujours sa dégaine de vieux coq sexagénaire en empruntant le comportement d'un type qui n'aurait jamais quitté l'adolescence, à grands coups de chill et de dude.

Faisant enquête sur le même cas, celui de Martin Germain (Patrice Robitaille), un lieutenant du chef de la mafia, père, fils et blonde se retrouvent à devoir suivre l'objet de leur enquête jusque dans un bootcamp pour couples. Il appert que Pascale (Julie Le Breton) a convaincu son amoureux, le fameux Martin, de s'inscrire avec elle à cette thérapie tenue dans un endroit reculé, histoire de régler certains problèmes.

En 2009, le public québécois a été... (Image fournie par les films séville) - image 2.0

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Image fournie par les films séville

Amusant, mais...

Cette mise en situation permet évidemment aux scénaristes d'introduire une nouvelle galerie de personnages et de décrire différents modèles de relations amoureuses. Du couple lesbien (Hélène Bourgeois Leclerc et Sonia Vachon) au couple débridé (Sylvie Potvin et Mathieu Quesnel), en passant par le couple de jeunes parents (Mariana Mazza et Mehdi Bousaidan) ou le couple qui en a vu d'autres (Diane Lavallée et Yves Jacques), le volet thérapeutique - et les exercices qui l'accompagnent - recèle autant de scènes amusantes, bien qu'il s'en dégage une impression de déjà-vu.

L'intrigue policière prête aussi flanc à quelques scènes d'action. À cet égard, il convient de souligner l'efficacité du prologue, bien réalisé et assez spectaculaire. L'aspect humoristique du récit prend ensuite clairement le dessus. Une courte scène dansée (si, si!), livrée par Karine Vanasse et Louis-José Houde, constitue par ailleurs un beau moment. 

De père en flic 2 atteindra sans doute sa cible, mais si jamais un troisième volet est envisagé, peut-être faudra-t-il songer à trouver une astuce pour entraîner ailleurs le tandem père-fils afin de lui offrir d'autres situations, dans un autre cadre. D'autant qu'avec Père fils thérapie!, le remake français tout récent qu'Émile Gaudreault a réalisé lui-même, ça commence à faire un peu beaucoup la même chose.

* * *

De père en flic 2. Comédie policière d'Émile Gaudreault. Avec Michel Côté, Louis-José Houde, Karine Vanasse. 1h56.

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