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The B-Side: Elsa Dorfman's Portrait Photography: persévérance récompensée ***

La PresseÉric Clément 3/5

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L'histoire: La photographe américaine Elsa Dorfman s'est construit une réputation avec ses grands portraits créés avec son appareil photo 20 x 24 Polaroid Land. Des clichés de ses amis et de vedettes du milieu artistique new-yorkais de la fin du siècle dernier.

Dans son dernier documentaire, le réalisateur oscarisé Errol Morris (The Fog of War, Mr. Death) trace le cheminement d'Elsa Dorfman, cette artiste aujourd'hui âgée de 80 ans qui embrassa la photo par hasard à l'âge de 28 ans.

Elle venait d'obtenir son diplôme en éducation du Boston College quand le photographe qui devait la prendre en photo pour son nouvel emploi lui mit l'outil dans les mains. Elle ne le quitta plus. 

Dans ce film tourné à l'intérieur de son atelier du Massachusetts, Elsa Dorfman raconte la naissance de sa passion, les artistes rencontrés (Allen Ginsberg, W.H. Auden, Charles Olson, Bob Dylan, Jonathan Richman, Joni Mitchell, etc.) et son passage à la couleur après 15 ans de noir et blanc. 

Elle évoque les lieux de culture qui ont marqué son parcours, comme la Grolier Poetry Book Shop, à Cambridge, ou la maison d'édition Grove Press, où elle fut embauchée comme secrétaire à l'époque de la Beat Generation. Si elle était plutôt sage, dit-elle, à cette époque de libération, elle prit de l'assurance, dans les portraits, mais aussi dans ses autoportraits, notamment des nus.

The B-Side : Elsa Dorfman's Portrait Photography... (Image fournie par Moxie Pictures) - image 2.0

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The B-Side : Elsa Dorfman's Portrait Photography

Image fournie par Moxie Pictures

À la surface

Elle confie à Errol Morris que ses meilleures photos furent sans doute celles captées dans une sorte d'inconscience. «Ça ne m'intéresse pas de capturer l'âme des gens», dit-elle, affirmant photographier leur «surface» et ce qu'ils choisissent de révéler. Elsa Dorfman a pris sa retraite en 2009, faute de matériel, puisque Polaroid a alors arrêté sa production de pellicules. 

Si B-Side, le titre du film, réfère aux photos non retenues par les clients d'Elsa Dorfman et aux chansons dites secondaires qu'on retrouvait «jadis» sur la face B des 45-tours, il évoque aussi le statut de la photographe au cours de sa carrière. N'ayant pas connu de gloire précoce, Elsa Dorfman ne cache pas son bonheur de connaître une certaine reconnaissance tardive. Sa notoriété se sera finalement façonnée à coups de persévérance et grâce à un réflexe photographique qui aura été sa manière de vivre.

* * *

The B-Side: Elsa Dorfman's Portrait Photography. Documentaire d'Errol Morris. 1 h 16.

> Consultez l'horaire du film




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