L'autre côté de novembre: de mémoire et de choix ***

La PresseAndré Duchesne 3/5

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

L'histoire: Au Québec, elle s'appelle Léa, est neurochirurgienne et a des flash-back de son amie Samina emportée dans une vie de misère. Au Liban, elle s'appelle Leyla, est une couturière accomplie et est habitée par les mêmes flash-back que Léa. Et si Léa et Leyla étaient une seule et même personne? D'ailleurs, elles se heurtent toutes deux à l'effacement progressif de leur mémoire...

Il y a peu de moyens, mais beaucoup d'amour dans L'autre côté de novembre, troisième long métrage de Maryanne Zéhil. De l'amour, la réalisatrice en a abondamment pour ses personnages, à commencer par le tandem Léa/Leyla, deux femmes qui, après avoir durement travaillé toute leur vie, sont confrontées aux choix ayant modelé leur existence et, surtout, se questionnent sur la trace qu'elles vont laisser derrière elles.

La mémoire, les choix. Voilà des sujets qui réussissent à nous émouvoir s'ils sont bien traités. C'est le cas ici. Malgré plusieurs faiblesses dans son film, Mme Zéhil relève ce pari parce que le mélange de tendresse, de peur, de regrets refoulés réussit à se faufiler jusqu'à notre coeur.

Cette réussite est avant tout imputable au travail d'actrice d'Arsinée Khanjian qui incarne les deux personnages centraux. Un peu comme dans les livres-jeux dont vous êtes le héros, Léa/Leyla est une même personne projetée dans un environnement X ou Y.

L'autre côté de novembre... (Photo fournie par K-Films Amérique) - image 2.0

Agrandir

L'autre côté de novembre

Photo fournie par K-Films Amérique

Or, dans ces deux mondes bien différents l'un de l'autre, Mme Khanjian réussit, à travers sa Léa et sa Leyla, à nous faire ressentir le même trouble, la même détresse.

Malheureusement, ce tandem est entouré de personnages secondaires qui, en dépit du travail correct des acteurs, manquent cruellement de relief. On aurait aimé en savoir un peu plus sur leur existence, sur leur rapport à la réalité.

Leurs cheminements nous mènent trop souvent à des impasses. Le film ne durant que 79 minutes, on a le sentiment que le scénario aurait nettement pu être approfondi.

* * *

L'autre côté de novembre. Drame de Maryanne Zéhil. Avec Arsinée Khanjian, Pascale Bussières et Marc Labrèche. 1 h 19.

> Consultez l'horaire du film




publicité

publicité

publicité

la boite:1977421:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

publicité

Autres contenus populaires

image title
Fermer