Green Room: verts de peur ***1/2

La PresseSonia Sarfati 3/5

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Sonia Sarfati
La Presse

Envie de passer par le vert de peur? Alors, en avant toute direction Green Room de Jeremy Saulnier (Blue Ruin), un film d'horreur aussi délectable dans le genre que cruel tous azimuts, qui regorge d'humour noir et grinçant sans toutefois jamais déroger à sa nature: le thriller.

Les sursauts, ici, ne sont jamais téléguidés ni annoncés ou imposés par la trame sonore. Et la tension demeure à couper au couteau (en fait, à l'«exacto», pour se coller... aux faits) du début à la fin du récit.

Envie, aussi, de découvrir l'étendue du talent de Patrick Stewart? Le mythique capitaine Jean-Luc Picard de Star Trek: The Next Generation et l'essentiel professeur Xavier des X-Men en impose ici avec ce calme, tant en ton qu'en comportement, qu'on lui connaît; pourtant, tout ce qu'il dégage nous dégoûte et nous glace. Superbe numéro d'acteur.

En fait, connus comme moins connus, les membres de cette distribution sont tous impeccables et convaincants.

Green Room suit la fin de la tournée du groupe punk-rock The Ain't Rights - formé de Pat (Anton Yelchin), Sam (Alia Shawkat), Tiger (Callum Turner) et Reece (Joe Cole). Une tournée longue et couronnée d'insuccès. Ils pensent avoir atteint le fond du baril quand une occasion se présente: donner un spectacle qui, pour une fois, rapportera, dans un club situé au fin fond des bois en Oregon. Pourquoi pas.

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Sauf que les choses virent mal. Vraiment mal. D'abord, ils jouent devant un public composé de néonazis qui n'apprécient pas leur prestation. Puis, de retour dans les coulisses, ils se retrouvent face à un cadavre et à une certaine Amber (Imogen Poots), qui a vu ce qu'elle n'aurait pas dû voir.

Virtuosité

Commence alors une escalade de tension et de violence en huis clos, alors que les jeunes suprématistes blancs menés par le propriétaire des lieux, Darcy Banker (Patrick Stewart, brillant), font tout pour éliminer ces témoins gênants.

Bien qu'intense (très) et tordu (très, très), ce qui suit aurait pu être amputé de quelques minutes. Mais on émerge de cette «chambre verte» impressionné par la virtuosité de Jeremy Saulnier dont ce troisième long métrage, qu'il a écrit et réalisé, tient le cap en rythme, en montage, en musique et, encore une fois, en qualité d'interprétation.

* * * 1/2

THRILLER D'HORREUR. Green Room De Jeremy Saulnier. Avec Patrick Stewart, Anton Yelchin, Imogen Poots et Alia Shawkat. 1h35.

> Consultez l'horaire du film

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