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      Isabelle Vincent dans la peau d'une femme usée

      L'actrice Isabelle Vincent... (Photo Ivanoh Demers, La Presse)

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      L'actrice Isabelle Vincent

      Photo Ivanoh Demers, La Presse

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      La comédienne Isabelle Vincent a beaucoup joué au théâtre et à la télévision. Mais très peu au cinéma. Dans Catimini, de Nathalie St-Pierre, elle défend le rôle principal de Réjeanne, une femme qui a perdu ses repères dans la famille d'accueil qu'elle a forgée.

      Isabelle Vincent aime-t-elle le personnage de Réjeanne qu'elle incarne dans Catimini, deuxième long métrage de Nathalie St-Pierre? Un ange passe. «En l'interprétant sur le plateau, je l'aimais. Mais lorsque j'ai vu le film, je l'aimais pas mal moins», répond la comédienne avec franchise.

      Il ne faut pas voir un rejet dans cette réponse. Bien au contraire! C'est que cette Réjeanne Bilodeau, personnage principal du film, reflète le côté sombre, douloureux et dangereusement temporaire qui peut teinter les séjours en famille d'accueil.

      Depuis 14 ans, Réjeanne et son époux Raynald (Roger La Rue) forment une famille d'accueil. Installés en milieu semi-rural, ils hébergent quatre filles à la fois. Réjeanne les aime bien, mais jusqu'à une certaine limite. Les écarts de conduite font s'écrouler un rideau de fer entre elles et les fautives qui finissent par partir.

      À travers le parcours de quatre jeunes filles de 6 à 18 ans prises en charge par la DPJ, le film nous conduit jusqu'à une rencontre où Réjeanne et Raynald sont fêtés pour avoir accueilli 100 enfants. Cent enfants en 14 ans!

      Pour Isabelle Vincent, il est clair que Réjeanne a grandement «besoin de vacances» !

      «Lorsque j'ai vu le film, je me suis dit que Réjeanne était fatiguée, dit Mme Vincent, mère de deux enfants. Je la trouvais un peu militaire. Elle est rigoureuse, mais usée, attentive, mais vide d'affection.»

      En retrait du travail de Réjeanne, Raynald est affectueux et attentif. Mais le scénario laisse entendre qu'il n'est pas aussi blanc que son sourire affable le laisse croire.

      Abandon

      La méthode de travail proposée par Nathalie St-Pierre (Ma voisine danse le ska) a retenu l'attention d'Isabelle Vincent.

      «De Nathalie, j'ai aimé l'authenticité, la rigueur de la démarche et la minutie dans le travail, dit-elle. Nous avons aussi beaucoup fonctionné en improvisation, ce que j'aime. J'aime le cinéma-laboratoire.»

      La comédienne rappelle que Réjeanne n'a pas que des défauts. «J'ai rencontré longuement Nathalie pour discuter du rôle, dit-elle. Elle m'a mise en confiance. Elle m'a dit qu'elle voulait un personnage avec une vision balancée. Pour moi, ça n'a pas été difficile d'accepter le rôle. Je m'y suis abandonnée.»

      Elle note le même type d'abandon chez les jeunes comédiennes du film, plus particulièrement la lumineuse Émilie Bierre, interprète de Cathy, fillette de 6 ans «barouettée» d'une famille d'accueil à une autre. «À la pause du lunch, Émilie s'amusait avec les chats. Puis, lorsque le travail reprenait, elle savait qu'elle devait retrouver un rôle très dramatique», dit Isabelle Vincent. Elle fait même un rapprochement entre la jeune Brière et Quvenzhané Wallis, en nomination aux Oscars pour son rôle de Hushpuppy dans le film Les bêtes du Sud sauvage.

      Lorsqu'on lui demande si elle craint d'être marquée par Réjeanne et identifiée comme la méchante, Isabelle Vincent éclate de rire. «Je n'étais pas non plus la personne la plus sympathique en jouant Diane dans Providence. Lorsqu'ils m'abordaient, les gens disaient ne pas me reconnaître, que Diane ne me ressemblait pas. Mais vous savez, les gens ne me reconnaissent pas tant que ça dans la rue.»

      Catimini prend l'affiche le 25 janvier.

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