Restrictions budgétaires: après le CALQ, la SODEC

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Au cabinet de la ministre Hélène David, on indique toutefois n'avoir donné aucune cible précise à la SODEC.

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L'effort budgétaire imposé aux sociétés d'État, qui s'est traduit la semaine dernière par des compressions de 2,5 millions de dollars au Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), se poursuit. La Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), rattachée au ministère de la Culture, évalue à son tour comment elle peut diminuer «ses coûts administratifs».

À la demande du gouvernement, un rapport final et des solutions chiffrées doivent être présentés au cours des prochaines semaines au conseil d'administration de la société, qui gère son budget de façon indépendante, ainsi qu'au cabinet de la ministre Hélène David, d'où émanent certaines directives budgétaires.

«Nous leur avons demandé de voir ce qu'ils pouvaient faire», a expliqué l'attaché de presse de la ministre de la Culture, Philip Proulx. Au final, selon ce qu'on explique, la SODEC devrait réduire d'environ 2 à 3% ses coûts administratifs, tout comme l'ont fait précédemment le CALQ, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) et d'autres sociétés d'État.

Au cabinet de la ministre, on indique toutefois n'avoir donné aucune cible précise à la SODEC. Mais si la société d'État affirmait qu'il n'y avait aucune rationalisation administrative à faire, que répondrait-on?

«Il y a toujours une façon de revoir comment on fonctionne et c'est ce qu'ils doivent regarder», a simplement rétorqué M. Proulx.

Le milieu culturel prépare «une bataille»

Depuis l'annonce de compressions au CALQ, la veille de la Fête nationale, le milieu culturel ne dérougit pas. Critiquée de toute part par de nombreux organismes, la ministre de la Culture, Hélène David, a finalement consenti à les rencontrer. Une réunion est prévue le 9 juillet prochain.

«La ministre ne peut pas prétendre que les coupes du CALQ ne touchent pas les artistes. C'est faux. Son rôle est plutôt de protéger le Conseil des arts et des lettres. Elle doit annuler [l'effort budgétaire qui est exigé]», a une fois de plus affirmé Bastien Gilbert, du Mouvement pour les arts et les lettres.

Or, si Hélène David se dit ouverte à rencontrer les organismes culturels touchés par les nouvelles orientations budgétaires du CALQ, une annulation pure et simple des compressions n'est pas envisagée.

«C'est clair pour nous que tout le monde doit faire un effort, notamment au niveau des structures. La ministre va les écouter, mais notre position reste la même. Après, le CALQ est une société d'État indépendante et prend ses propres décisions sur la gestion de son budget», a répondu Philip Proulx, attaché de presse de la ministre David.

À Québec, la critique de l'opposition officielle en matière de Culture, la péquiste Véronique Hivon, croit pour sa part qu'Hélène David est à nouveau isolée. Ce n'est pas la première fois, rappelle-t-elle, citant en exemple les dossiers épineux de la vente avortée de la bibliothèque Saint-Sulpice et de la gestion des conservatoires.

«En plus, en coupant des fonds dédiés aux organismes qui supportent les artistes et les créateurs dans leurs demandes de subvention, plus d'une quarantaine d'emplois seraient perdus, nous dit-on. Tous ces petits organismes viennent en aide aux artistes dans leurs secteurs spécifiques. Avec ces coupes, les créateurs auront moins de services», a-t-elle affirmé.

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