La vie en cinquante minutes: jalousie shakespearienne *** 1/2

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La PresseLaila Maalouf 3/5

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Un cheveu blond, long de 28 cm, enroulé autour de la bretelle du maillot de corps de son mari. « Preuve indubitable » de son infidélité. Voilà ce qui déclenche une série d'événements dans la vie de Zahava, cinquantenaire mariée depuis plus de 30 ans.

Folle de jalousie, elle met leur appartement sens dessus dessous à la recherche d'indices, commence à mentir à son mari, laisse galoper son imagination débordante et soupçonne même ses amies. Elle engage un détective privé qui ne trouve aucun signe de « l'activité souterraine » de son époux et lui conseille de consulter un thérapeute lorsque ses soupçons virent à l'obsession, s'inquiétant qu'elle ne souffre du syndrome d'Othello.

Avec humour et dérision, l'écrivain et dramaturge israélien Benny Barbash peint le portrait d'un mariage rendu insipide par l'usure du temps et les regrets, où l'on réfléchit sur le sens de la vie et les détours fortuits qui en font dévier le cours. Quoique fondé sur une thématique peu originale, en fait, le roman fait revivre l'existence de cette femme à la personnalité « obéissante », qui se retrouve démunie une fois son rôle de mère accompli, avec une telle fougue qu'on ne peut que se laisser entraîner dans son tourbillon obsessif. 

La vie en cinquante minutes, Benny Barbash, Zulma, 368 pages

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