Quand j'avais cinq ans je l'ai tué!: au nom du père, et de la fille... ****

Norbert Spehner

collaboration spéciale

La Presse

Alors que nombre d'auteurs de polars québécois privilégient le récit d'enquête policière, Laurent Chabin a choisi d'explorer les allées plus subversives du roman noir. Après Le corps de femmes est un champ de bataille (2012) et Apportez-moi la tête de Lara Crevier (2014), il ramène son personnage de Lara dans Quand j'avais cinq ans je l'ai tué! dont elle est la narratrice.

D'emblée, Lara avoue un crime terrible: quand elle avait 5 ans, elle a tué son père qui tentait de l'agresser. Elle n'en fait pas un mystère, mais son amant et âme damnée, l'inquiétant Serge Minski, revient constamment sur cet épisode sordide.

Pourquoi cette insistance malsaine? C'est ce que nous découvrirons au fil de cette histoire tordue qui revient sur la vie mouvementée de cette Lara, une femme libre qui n'a pas la langue dans sa poche et tire sur tout ce qui bouge dans ce monde de violence, de fausseté et de cynisme.

Non dénuée d'un certain humour noir, particulièrement jouissif, cette histoire atypique fera grincer des dents dans bien des chaumières.

* * * *

Quand j'avais cinq ans je l'ai tué! Laurent Chabin. Libre Expression, 263 pages.




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