Coupée au montage: se lit d'une traite ***

D'emblée, tous les clichés y sont. Un homme rongé par la hantise d'être un salaud comme son père. Sa femme qui ferme les yeux sur ses mensonges et ses escapades, même si elle se doute de ses infidélités. Et une amante qui a toutes les dispositions psychologiques pour endosser ce rôle.

On s'attend à l'un de ces classiques triangles amoureux, puis tout à coup, un mystérieux réalisateur crie «Coupez!» pour ramener les acteurs à l'ordre, dénonçant leur naïveté à la Love Story. Comme si la vie de ces personnages n'était qu'une vaste mise en scène, à l'image des milliers d'histoires d'amour qui ont été portées à l'écran.

La vie n'est-elle pas un film que l'on tourne et que l'on réécrit dans sa tête, libre de lui donner le sens et le dénouement qu'on désire?

L'auteure a d'ailleurs baptisé chaque passage d'un titre de film - on passe ainsi des Amours imaginaires au Docteur Jivago en passant par des choix plus surprenants comme L'homme araignée ou prévisibles avec Liaison fatale.

Un premier roman intrigant qui se lit d'une traite, malgré quelques réserves dans les premiers chapitres.

* * *

Coupée au montage. Laurette Laurin. Québec Amérique. 240 pages.




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