Les Suprêmes: personnages d'une grande authenticité ****

La PresseAndrée LeBel 4/5

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Andrée Lebel
La Presse

Les personnages sont attachants et leur parcours nous fait revisiter des pans de l'histoire américaine: ségrégation raciale, années hippies, embourgeoisement, mondialisation, etc.

Les quinquagénaires afro-américaines Odette, Clarice et Barbara Jean sont surnommées «les Suprêmes» en raison de leuramitié indéfectible depuis l'enfance. Tous les dimanches, elles se rencontrent après la messe au restaurant Chez Earl, dans leur petite ville de Plainview, en Indiana.

Occupant avec leurs conjoints une table qui leur est réservée, elles tiennent une conversation qui va des cancans aux lourds secrets en passant par les petits drames du quotidien.

Dotées de personnalités très différentes, les amies sont pleines d'énergie, résilientes et déterminées. Entre les rires et les larmes, elles font preuve d'humour et surtout, d'une grande tendresse les unes envers les autres.

Si elles ne se comprennent pas toujours, elles s'acceptent telles qu'elles sont. Leur univers est enrichi de fantômes et de quelques personnages déjantés comme Minnie la voyante ou Richmond le mari coureur de jupons.

Pour ce premier roman, le violoncelliste de Chicago Edward Kelsey Moore s'est inspiré des femmes de sa famille pour créer des personnages d'une grande authenticité. Son livre connaît d'ailleurs beaucoup de succès et le musicien écrit actuellement une suite aux aventures des «Suprêmes».

* * * *

Les Suprêmes, Edward Kelsey Moore, Actes Sud, 316 pages.




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