Ces mains sont faites pour aimer: assez audacieux et impudique ***1/2

Marie-Christine Blais
La Presse

Il y a six mois, la journaliste Pascale Wilhelmy a publié son premier roman, Où vont les guêpes quand il fait froid?, et vendu 15 000 exemplaires de ce livre pourtant pas très racoleur: un amoureux suicidaire et suicidé, une femme à la dérive, soutenue par ses deux enfants adultes et ses «amies de fille».

Le second roman reprend là où on avait laissé Julia. L'homme de sa vie s'est pendu et elle est prête à revenir à la surface grâce aux plaisirs de la chair.

Il a quelque chose de fascinant, ce personnage féminin, à la fois égocentrique et attachant, naïf et courageux, dénué d'humour mais pas de lucidité, rempli de paradoxes et à l'image de bien des Québécoises contemporaines.

Cette fois, Pascale Wilhelmy ose creuser encore plus du côté de la violence que ressent son héroïne et de son goût pour les amours parfois brutales. Pour enfin s'assumer, celle-ci puisera tant dans la boxe et la mer que dans la sensualité crue et les fantasmes vécus.

L'écriture est toujours simple et limpide, dans ce récit initiatique assez audacieux, impudique, parfois un peu trop «je-me-moi», c'est vrai, mais justement très en prise avec notre époque narcissique, tel un «égoportrait» littéraire...

* * * 1/2

Ces mains sont faites pour aimer, Pascale Wilhelmy, Libre Expression, 165 pages.




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