Notre quelque part: se lit d'une traite ****

Marie-Christine Blais
La Presse

Ça a des allures de roman policier: après tout, il semble y avoir quelque chose comme un corps et la police s'en mêle. Mais le premier roman du poète d'origine ghanéenne Nii Ayikwei Parkes est beaucoup plus qu'une enquête menée en Afrique de l'Ouest.

Raconté à la fois du point de vue d'un jeune médecin légiste ghanéen qui rentre au pays après ses études en Angleterre et de celui d'un vieux chasseur doué pour les légendes et le vin de palme, Notre quelque part réussit à dresser un portrait extrêmement subtil d'un pays où cohabitent l'ancestral et le contemporain, sans sombrer dans les clichés.

Écrit avec un humour extrêmement mordant (un des personnages est obsédé par l'émission Les experts!) et une verve véritablement poétique, mêlant les niveaux de langue (du dialecte à la «langue de bois»!), empruntant au conte comme au polar, ce roman se lit d'une traite, tant pour sa portée critique réelle que pour le pur plaisir de lire une très bonne histoire.

* * * *

Notre quelque part, Nii Ayikwei Parkes, Zulma, Fleuve noir, 304 pages.




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