Les Nombrils: le retour des trois meilleures ennemies

Elles sont de retour. Toujours aussi vaches, drôles et néanmoins attachantes. Mais attention. Malgré une apparente légèreté, le sixième tome des Nombrils, Un été mortel, est sans aucun doute le plus intense de tous.

Difficiles, les aventures nombrilistes des trois meilleures ennemies, Karine, Jenny et Vicky? Absolument. Au menu: une histoire rocambolesque mêlant intrigue policière, tentative de meurtre et intimidation. Sans oublier des thèmes récurrents comme le suicide, les troubles alimentaires et, nouveauté ici, l'homosexualité. Le tout, rassurez-vous, toujours aussi habilement mené, avec humour, surprises, et un je-ne-sais-quoi de pas du tout orthodoxe qui font la marque de commerce et, surtout, le succès de la série.

Pas «fifille»

Car même si les auteurs, Maryse Dubuc (aux textes) et Marc Delafontaine (aux dessins et aux gags), se défendent de faire de la littérature jeunesse («on s'est rapidement fait étiqueter «jeunesse», nuance Marc Delafontaine, mais ce n'est pas fifille. C'est tous publics»), reste que bien des jeunes filles, parfois dès 7 ans, s'arrachent la bande dessinée. Tout comme... leurs parents!

«Ça nous surprend toujours un peu, mais on est conscient d'avoir un public jeune, explique Maryse Dubuc. On fait attention, mais ça ne nous freine pas.» C'est ainsi que dans ce sixième tome, et 1,5 million d'exemplaires vendus plus tard, histoire de faire évoluer leur trio, les auteurs ont décidé d'exploiter le personnage plus sombre d'Alban (l'amoureux de Karine), nous plongeant ce faisant dans une intrigue proche du polar. «Le polar est intéressant à condition qu'il amène une réflexion. Ici, un personnage passe proche de la mort et réalise plein de choses», explique l'auteure. «Oui, il y a une escalade dans l'intensité de la série, enchaîne l'illustrateur. Mais je pense que c'est bien de déstabiliser le lecteur. Oui, c'est rigolo Les Nombrils, mais ça peut aussi être autre chose. Le but, c'est de vivre quelque chose avec les personnages.»

Et tout en faisant confiance à l'intelligence de leur lectorat, aussi étendu soit-il, les deux auteurs se permettent toujours d'être aussi politiquement incorrects («Le problème, c'est pas que tu aies triché. Ce qui me dérange, c'est que tu te sois fait prendre»), coquins («Je t'offre six abdos, alors que toi, t'as que deux nénés»), souvent méchants («Promis, dès que j'ai besoin d'un bouche-trou, t'es le premier sur la liste!»), mais toujours aussi intelligents («Le string qui sort du pantalon, c'est un pari que t'as perdu ou tu penses que ça fait cool?»).

Et même en abordant des sujets lourds comme la mort, l'amitié, la trahison, jamais les auteurs ne se permettent d'être moralisateurs. Le truc? «On cherche à faire réfléchir. Pas à donner des réponses», conclut Maryse Dubuc. À faire réfléchir et à en rire...

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Les Nombrils 6, Un été trop mortel. Delaf et Dubuc. Dupuis. En librairie mercredi.

Place au théâtre!

Après des projets de long métrage (Martin Petit planche actuellement sur le scénario) et d'animation (avec François Avard à la coscénarisation), voilà qu'on apprend que Les Nombrils renaîtront tout prochainement au théâtre, dans une adaptation de Jocelyn Roy destinée aux écoles secondaires.




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