Catherine Trudeau: ma vie en livres

Catherine Trudeau est depuis sept ans l'ambassadrice du... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse)

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Catherine Trudeau est depuis sept ans l'ambassadrice du Prix jeunesse des libraires.

Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse

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Josée Lapointe

Catherine Trudeau est depuis sept ans la très impliquée ambassadrice du Prix jeunesse des libraires, dont les finalistes ont été dévoilés la semaine dernière. La comédienne, qu'on peut voir à Télé-Québec dans la nouvelle émission jeunesse Conseils de famille, nous a parlé de sa vie en livres.

Quel est votre premier souvenir de lecture?

Sans originalité, je me souviens de mes Martine (que j'ai tous conservés d'ailleurs). C'est mon premier contact avec «l'ailleurs». Même si ce n'est pas si exotique, il y avait des éléments différents de mon monde à moi dans ces pages. Ça me charmait. J'ai aussi un souvenir clair d'une série de courts albums d'une dizaine de pages que je lisais à mes 7 ans. Sur la couverture, les personnages avaient des petits cheveux fins collés au front, on les appelait «les petits poilus», et oui... je les ai tous gardés!

Le livre qui a changé votre vie?

Paroles de Prévert. C'est de ce recueil de poésie qu'est issu Pour faire le portrait d'un oiseau, qui est un des premiers textes que j'ai interprétés seule sur scène devant un grand groupe au secondaire. J'ai par la suite étudié ses textes dans mon court parcours universitaire en études françaises, puis les ai chantés - mis en musique par Kosma - au Conservatoire lors de ma formation en interprétation. Indissociables de mon parcours d'actrice, les textes de Prévert me suivent toujours, jamais bien loin. Ils sont actuels et universels.

Le livre qui est sur votre table de chevet en ce moment?

À l'abri des hommes et des choses de Stéphanie Boulay. Je le commence à peine mais je peux déjà dire que ça sera une lecture qui laissera son empreinte chez moi.

Le livre que vous relisez tout le temps?

La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil de Japrisot. Cette lecture me réconforte, elle est pour moi synonyme de vacances, de soleil, d'un temps où tout est permis. C'est un roman policier un peu hypnotisant où le réel et le fantasme sont entremêlés. Je m'y replonge toujours avec plaisir, même si j'en connais l'issue. J'ai fait cette lecture au secondaire et j'ai un souvenir précis du sentiment qu'il m'a laissé; sorte de brouillard réconfortant en même temps que troublant. Je le relis aux trois ans à peu près.

Celui que vous n'avez jamais lu, vous ne savez pas pourquoi?

Il y en a tant! Mais spontanément, je dirais que je n'ai jamais été attirée par L'histoire de Pi de Yann Martel. Déjà, le style fantastique, en dehors de Stephen King, n'est pas ma tasse de thé. L'aspect «philosophique» ou porteur d'une idéologie d'un roman, ou qui flirte avec les croyances, ne m'attire pas. Je cherche des styles d'écriture, davantage une manière de raconter, qu'un désir de me transmettre un apprentissage. Quand je lis, je ne veux pas avoir le sentiment qu'on m'apprend ou me dicte quelque chose, je veux ressentir.

Ce que vous avez l'intention de lire cet automne?

Je viens de voir Juste la fin du monde de Xavier Dolan et je suis curieuse de lire la pièce de Jean-Luc Lagarce pour savoir ce que Xavier a gardé du texte original ou a bonifié. J'aime beaucoup lire du théâtre. Aussi sur ma table de chevet, L'enfant mascara de Simon Boulerice, Une femme discrète de Catherine Perrin et Le rouge vif de la rhubarbe d'Audur Ava Olafsdottir. Je lis beaucoup pour mon travail alors quand je lis pour le plaisir, je choisis habituellement des romans courts au style franc et aux univers qui me font voyager ou qui m'émeuvent.

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