Lectures d'été: pour ne pas bronzer idiot

Dans l'intimité du pouvoir - Journal politique 2012-2014, de Dominique... (IMAGE FOURNIE PAR LES ÉDITIONS DU BORÉALE)

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Dans l'intimité du pouvoir - Journal politique 2012-2014, de Dominique Lebel

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L'été, on peut lire autre chose que des romans. Essais, récits, biographies... Voici cinq suggestions pour ne pas bronzer idiot durant la belle saison.

Dans les coulisses du PQ

Communs aux États-Unis, les livres écrits par d'anciens conseillers politiques sont plus rares au Québec. Durant deux ans, Dominique Lebel a été l'ombre de l'ombre de Pauline Marois. Cet ancien publicitaire, qui occupait le poste privilégié de directeur de cabinet adjoint, raconte avec détails ce qu'il a vu et entendu durant ces deux années où il a été témoin des décisions, des hésitations et de tous les jeux de coulisses au gouvernement Marois. C'est la lecture d'été parfaite pour quiconque s'intéresse à la chose politique. D'autant plus que plusieurs des protagonistes - Lisée, Hivon et Cloutier - se livrent bataille dans la course à la direction du parti.

Dans l'intimité du pouvoir - Journal politique 2012-2014. Dominique Lebel. Boréal, 432 pages.

L'audace d'une femme

Elle en avait, du front, Nellie Bly, pour décider de faire le tour du monde en moins de 80 jours. Une idée qui lui est venue en réaction au célèbre récit de Jules Verne, un homme charmant qu'elle visitera d'ailleurs durant son périple. Ses patrons du New York World ne voulaient rien entendre de ce plan complètement fou car, disaient-ils, ses nombreuses malles de vêtements allaient sûrement la retarder dans sa course. Piquée au vif, Nellie Bly n'emporta qu'une seule robe. Le récit de cette journaliste audacieuse, intrépide et féministe avant son temps (nous sommes en 1889!) est tout simplement captivant.

Le tour du monde en 72 jours. Nellie Bly. Éditions du sous-sol, 173 pages.

Mon frère le Che, d’Armelle Vincent et de Juan... (Image fournie par Calmann-Lévy) - image 2.0

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Mon frère le Che, d’Armelle Vincent et de Juan Martin Guevara

Image fournie par Calmann-Lévy

Mon frère, ce héros

La journaliste Armelle Vincent, Française établie à Los Angeles depuis 26 ans, a rencontré Juan Martin, frère d'Ernesto Guevara dit le Che, en 2007 alors qu'elle était en reportage. Quelques années plus tard, il a finalement accepté de lui parler de son célèbre frère et des souvenirs de leur enfance en Argentine. Ce témoignage unique - écrit au «je» du point de vue de Juan Martin - nous fait découvrir le terreau dans lequel a grandi le célèbre révolutionnaire et les influences qui, très tôt, ont contribué à forger sa personnalité. Les deux frères ne se sont jamais revus après 1961.

Mon frère le Che. Juan Martin Guevara, Armelle Vincent. Calmann-Lévy, 326 pages.

Un nouveau patriotisme

Peut-on penser renouveler le patriotisme? Et si oui, quelle forme prendrait-il ? Professeur d'histoire littéraire et intellectuelle à l'Université Laval, Jonathan Livernois propose ici une réflexion nuancée sur une question qui peut facilement devenir explosive. L'essayiste souhaite en finir avec la nostalgie et privilégie plutôt un patriotisme qui résonnera davantage auprès des nouvelles générations. Il écrit: «Se voir tel qu'on a été et tel qu'on pourrait être. Et apprendre à connaître le chemin entre les deux, en discutant, en faisant des plans, en réinvestissant des lieux propices à l'éclosion de l'imaginaire » Une réflexion pertinente loin des dogmes et des réponses toutes faites.

La route du Pays-Brûlé - Archéologie et reconstruction du patriotisme québécois. Jonathan Livernois. telier 10, 76 pages.

Qui est féministe?

Les professions de foi féministes des vedettes de la pop comme Taylor Swift et Beyoncé ont fait couler beaucoup d'encre au cours des dernières années. Dénaturent-elles le féminisme ou, au contraire, donnent-elles un coup de pouce au mouvement en en faisant la promotion auprès du plus grand nombre? Rédactrice en chef du magazine Bitch, publication féministe à mille lieues de Vogue, Andi Zeisler estime que la glamourisation du féminisme l'a vidé de son essence. Privé de sa colère et de son radicalisme, le féminisme risque d'être réduit à un argument marketing comme tant d'autres. On peut ne pas partager toutes ses conclusions, mais force est d'admettre que l'exposé de Zeisler est brillant.

We Were Feminists Once. Andi Zeisler. PublicAffairs, 285 pages.

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