Chrystine Brouillet quitte La courte échelle

Maud Graham, personnage créé par Chrystine Brouillet, poursuivra... (PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE)

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Maud Graham, personnage créé par Chrystine Brouillet, poursuivra ses aventures chez la maison d'édition Druide.

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Josée Lapointe

Auteure-vedette de La courte échelle, où elle a publié 38 romans, dont la populaire série Maud Graham, Chrystine Brouillet quitte la maison d'édition qui a été sauvée de la faillite la semaine dernière. Ainsi, la prochaine enquête de Maud Graham, titre locomotive de La courte échelle, sera publiée en juin chez Druide.

«C'est un soulagement que la maison ait été rachetée, ça s'est bien terminé et tout le monde est reconnaissant, a déclaré Chrystine Brouillet à La Presse hier, après plusieurs semaines de mutisme obligé. La courte échelle, c'est plusieurs centaines d'auteurs et d'illustrateurs, ça aurait été très triste que tous ces livres tombent dans l'oubli.»

Les 38 romans jeunesse et pour adultes que Chrystine Brouillet a fait paraître à La courte échelle restent la propriété de la maison, et l'auteure est bien heureuse qu'ils continuent à y vivre leur vie. Mais elle répète qu'il n'a «jamais été question» qu'elle perde ses droits sur le personnage de Maud Graham. Chrystine Brouillet affirme qu'elle avait entrepris des démarches pour changer d'éditeur bien avant le dénouement de vendredi dernier, alors que Raymond Talbot, ancien propriétaire des librairies Champigny, et sa fille Mariève ont racheté La courte échelle plusieurs semaines après que la maison se soit mise sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers.

«Les choses avaient été tellement ardues à La courte échelle depuis un an, tellement compliquées, je ne voulais plus vivre ça», dit Chrystine Brouillet, qui affirme cependant ne pas partir en mauvais termes.

La courte échelle n'avait pas payé ses illustrateurs et auteurs depuis plus d'un an. Dans le cas de Chrystine Brouillet, c'est un peu plus de 60 000$ qui lui était dû. «Là, on m'a déjà remboursé les droits de 2013, et ceux de 2014 s'en viennent. Ils sont honnêtes, c'est bien.»

Les nouveaux propriétaires de La courte échelle confirment avoir eu des discussions avec Chrystine Brouillet avant de conclure la transaction la semaine dernière. «Nous avons discuté avec de nombreux auteurs, dont Chrystine Brouillet, et trouvé un terrain d'entente qui nous satisfait pleinement, a affirmé Mariève Talbot dans un courriel. La collaboration demandée aux auteurs concernait strictement les livres déjà publiés et les manuscrits en cours, sans exiger aucune promesse de manuscrit futur. Mme Brouillet a accepté de poursuivre cette collaboration avec La courte échelle, et nous en sommes ravis.»

Chrystine Brouillet l'avoue, à peu près toutes les maisons d'édition québécoises ont pris contact avec elle. Pourquoi avoir choisi Druide, une maison qui n'a même pas cinq ans d'existence? «J'ai participé l'an dernier au collectif Crimes à la librairie avec l'éditrice Anne-Marie Villeneuve et j'ai adoré mon expérience. C'était une belle idée, c'était plaisant, on a eu vraiment un bon contact et c'est pour ça que je les ai choisis: parce que je voulais renouveler ce plaisir.»

Par ailleurs, Chrystine Brouillet est en train de mettre la main aux dernières corrections de La mort mène le bal, un nouvel épisode dans la vie de la sympathique tueuse en série Louise. Ce roman sera publié en février aux Éditions de l'Homme.

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