Denise Bombardier s'attaque à DSK

Denise Bombardier, que l'on voit ici à l'ouverture... (Photo: PC)

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Denise Bombardier, que l'on voit ici à l'ouverture de la nouvelle salle de l'OSM hier, dénonce «le machisme archaïque» que l'affaire Straus-Kahn a révélé en France dans son nouveau livre Ne vous taisez plus, coécrit avec la journaliste française Françoise Laborde.

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Ce n'est ni à la radio ni à la télévision que Denise Bombardier fera sa rentrée cet automne, mais dans les librairies le 7 octobre prochain avec Ne vous taisez plus, un livre qui dénonce le machisme de la société française révélé, selon elles, par l'affaire Strauss-Kahn. Mme Bombardier a été remerciée par le réseau TVA comme éditorialiste du TVA Nouvelles de 22h de Sophie Thibault, mais aussi par le 98,5FM où elle agissait en tant que chroniqueuse à l'émission de Paul Houde, Montréal Maintenant.

«Je n'ai pas été reprise par TVA à la rentrée, on m'a remerciée sans aucune raison particulière. Au 98,5FM c'est la même chose, j'ai été remplacée par Patrick Lagacé», explique Denise Bombardier avec résignation.

Mme Bombardier avait rejoint l'équipe de l'information à TVA en juillet 2004 et intervenait régulièrement sur les ondes du 98,5 FM dans l'émission de Paul Arcand Puisqu'il fait se lever et plus récemment à Montréal Maintenant de Paul Houde.

La direction du 98.5FM a précisé à La Presse qu'elle n'avait pas réussi à s'entendre sur les modalités du contrat de Mme Bombardier.

«Mes projets sont donc des projets d'écriture. On m'a proposé d'aller travailler en France pour les stations de radio RMC et BFM, mais on ne s'est pas encore entendus sur le cachet. Ça serait notamment pour une émission qui s'appelle Les grandes gueules, tous les jours pendant trois mois au cours des présidentielles», ajoute-t-elle.

DSK

En attendant, Denise Bombardier sera de retour en librairie avec Ne vous taisez plus, un livre coécrit avec la journaliste française Françoise Laborde, qui paraîtra au Québec le 7 octobre prochain aux Éditions Fayard. Celle qui avait commenté très sévèrement en mai dernier l'affaire Dominique Strauss-Kahn lors d'une entrevue avec Pascale Clark de la radio française France Inter et dans les pages du Devoir, dénonce le machisme de la société française et la banalisation du harcèlement sexuel qui en découle.

«Je suis très amie avec Françoise Laborde et on a voulu écrire ensemble sur le sujet pour partager nos points de vue. On s'est assises on a fait ça en juillet. Tout au long de l'affaire Strauss-Kahn, c'était très fou et tout le monde se révélait un peu en commentant le dossier. Je dénonce le machisme archaïque que tout ça révèle de l'Hexagone. Le nombre de témoignages est impressionnant. Jour après jour, les femmes se mettaient à raconter leurs expériences dans des dîners auxquels j'assistais. L'affaire Strauss-Kahn a libéré quelque chose», explique Denise Bombardier.

«C'est un livre qui s'adresse à toutes les femmes, mais aussi aux hommes, car Françoise m'a dit que dans le monde de la télévision notamment, le droit de pucelage des patrons homosexuels existe aussi. Il y a des femmes patronnes qui font ça aussi diront certains, mais c'est tellement marginal. La majorité des personnes agressées sexuellement sont des femmes. En France, le libertinage et ce qu'on appelle «l'amour à la française», c'est exactement ce qui définit la façon d'agir de DSK», précise-t-elle.

Différences culturelles

Dans Ne vous taisez plus, Denise Bombardier et Françoise Laborde ont également comparé les cultures latines et anglo-saxonnes en matière de relations homme-femme.

«Il y a un chapitre sous forme de dialogues dans lequel on échange pour mieux mettre les choses en perspective. Notre point de vue au Québec est un peu comme celui aux États-Unis. Je pense qu'ici, la contrainte et la pression sociale face à de tels comportements font en sorte qu'il n'y a pas de «glamorisation» qui transforme le harcèlement en forme de séduction. Ici, on ne pense pas que mettre la main aux fesses est une manière de séduire les femmes. La notion de baiser volé peut faire de la bonne littérature, mais dans la réalité, il faut qu'il y ait consentement. Le problème, c'est que les Françaises ont intégré ce machisme-là», conclut-elle.

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