Festin de konpa en clôture des 28es Nuits d'Afrique

Difficile d'imaginer clôture plus conviviale pour les 28es Nuits d'Afrique:... (Photo: Bohdan Kiszuczuk, fournie par le Festival Nuits d'Afrique)

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Photo: Bohdan Kiszuczuk, fournie par le Festival Nuits d'Afrique

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Difficile d'imaginer clôture plus conviviale pour les 28es Nuits d'Afrique: ciel clément, température des plus belles soirées de juillet, Parterre du Quartier des Spectacles rempli au maximum de sa capacité - 25 000 personnes selon les estimations. Les Haïtiens de Montréal et leurs amis de toutes origines se sont présentés au spectacle dominical d'une formation emblématique.

Tabou Combo est à Haïti (et sa diaspora) ce que Los Van Van est à Cuba ou Kassav à la Guadeloupe/Martinique.

En marche depuis la fin des années 60, Tabou Combo n'a pas eu l'impact des supergroupes antillais ou africains issus des générations subséquentes. Malgré quelques succès grand public en Europe francophone, dans la Caraïbe et dans certains pays africains, le groupe haïtien (transplanté aux États-Unis) a rarement débordé son cadre communautaire.

Mieux vaut tard que jamais! Car cette machine à faire danser est encore capable de bien des choses.

Rappelons que le konpa est un rythme typique de la grande île qui réunit Haïti et la République Dominicaine. Sorte de merengue ralenti à l'haïtienne qu'initia l'orchestre de Nemours Jean-Baptiste dans les années 50, le konpa a été un style très influent auprès des musiciens africains modernes. Encore dimanche soir, c'était frappant.

Plus d'un demi-siècle de konpa a mené trois générations de musiciens haïtiens à le perfectionner. Tabou Combo en est aujourd'hui la formation vintage par excellence. De blanc vêtus, les chanteurs d'expérience pouvaient compter sur une section rythmique d'excellent niveau, sans compter les claviers, instruments à vent et cordes. Tout ce beau monde pourrait accompagner sans problème les meilleurs chanteurs de type urban aux États-Unis.

Les ajouts hip hop (old school) et funk ne sont pas assez prononcés dans la facture pour dénaturer le groove konpa, le rim shot typique de la musique antillaise (ti-bois) et ses typiques chapelets de guitares - comparables à ceux que préconisent les musiciens d'Afrique, surtout les Congolais à qui l'on doit la rumba congolaise et le soukouss.

C'était un pur bonheur de voir les Haïtiens de Montréal danser le konpa et reprendre les tubes créoles qui ont égayé leur existence - Zap Zap, Baissez Bas, Pi gwo pi long, Bolero jouk li jou, New York City, Rumba Libete, Tu as volé, Fiesta, Fenomene Tabou, Lakay, Mabouya, Mania...

À n'en point douter, nous étions aux Nuits d'Afrique!




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