Alex Nevsky: la radio, cela ne change pas le monde, sauf que...

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Alex Nevsky a offert au public une nouvelle chanson d'amour maritime née au Costa Rica et une autre coécrite avec Yann Perreau.

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Ajoutez à cela des passages à La Voix, et votre carrière prend un autre tournant. C'est du moins le fabuleux destin d'Alex Nevsky, qui ratisse un public assez large pour être programmé le samedi soir aux FrancoFolies sur la scène principale de la place des Festivals.

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Fanny Bloom

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Le pari n'était pas risqué. Plutôt mérité et gagné d'avance. Et foule monstre il y avait avec le beau temps sur la place des Festivals, samedi soir, pour le dernier interprète masculin de l'année au dernier gala de l'ADISQ.L'introduction de cuivres qui a accueilli la foule à 21 h a donné une atmosphère de croisière au début du spectacle, amplifiée par la brise de la tombée de la nuit. Nevsky et sa bande ont ensuite installé un mur de son avec une version big band psychédélique d'Himalaya mon amour.

Aux côtés de la tête d'affiche de la soirée, une douzaine de musiciens en grande cohésion, dont une section de cuivres, Gabriel Gratton, Jean-Alexandre Beaudoin, Vincent Carré, Alex McMahon (le réalisateur de son dernier album) et Laurence Lafond-Beaulne aux claviers et aux voix (de Milk & Bone).

Nevsky a invité la foule à taper des mains pour La bête lumineuse (en suivant le rythme de son guitariste, «le seul qui a étudié en musique à l'université»). La finale rock et son interprétation sentie ont créé l'un des premiers moments forts du spectacle.

Alex Nevsky a accueilli tour à tour sur scène Fanny Bloom (dont la voix peinait à se distinguer de l'ensemble), Marie-Pierre Arthur (à la basse pour ses chansons Papillons de nuit et Pourquoi) et Radio Radio (efficace comme toujours).

Trois passages sur scène divertissants, mais sans valeur ajoutée (sauf pour la succulente reprise de J'irai où tu iras de Céline Dion en groupe vers 22 h 15). Les invités (tradition des FrancoFolies oblige) ont quelque peu cassé le rythme du spectacle de Nevsky. Il faut dire que son répertoire à lui se déployait avec un puissant relief d'arrangements, samedi soir. Les cuivres, claviers, guitares et percussion faisaient un avec justesse. Un groove d'une grande satisfaction pour les oreilles.

Des moitiés de mannequin - qui n'étaient pas sans rappeler les jambes emblématiques de Chromeo - occupaient la scène. Avec les projections visuelles et les dizaines de milliers de spectateurs qui remplissaient la place des Festivals, nous avons a eu droit à un spectacle digne d'un grand événement extérieur rodé au quart de tour.

Nevsky a offert au public une nouvelle chanson d'amour maritime née au Costa Rica et une autre coécrite avec Yann Perreau. Il a dédié sa ballade J'aurai des mains à Jacques Parizeau.

Seul tir que devrait corriger Nevsky dans le futur, ses interventions auprès de la foule. «C'est la première fois qu'on fait ce spectacle-là. Normalement, on fait juste des covers, mais là, on va faire quelques-unes de mes tounes», a-t-il lancé en début de soirée. Son humour ironique crée une nonchalance qui doit traduire infidèlement son plaisir d'être sur scène. Surtout à la toute fin, lorsqu'il dit après une blague maladroite avoir passé l'un des «meilleurs moments» de sa vie.

Rien de majeur. Retenez surtout que son spectacle s'est clos sous les confettis sonores d'On leur a fait croire, le tube radiophonique qui l'a fait avancer à la vitesse grand V et qui lui a valu le prix de la chanson populaire de l'année au dernier gala de l'ADISQ. La foule jubilait.

La radio a peut-être donné un sérieux coup de pouce à Nevsky, tout comme son rôle de mentor dans l'équipe de Marc Dupré à La Voix. L'auteur-compositeur-interprète de 29 ans, diplômé de l'École de la chanson de Granby, a fait ses classes depuis qu'il a pris part à la finale des Francouvertes. Cinq ans plus tard, il a prouvé hier qu'il est à la hauteur de son Félix d'interprète masculin de l'année.

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