Une porte d'entrée pour les placements

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Simon Lord

Collaboration spéciale

La Presse

Le faible risque associé aux obligations - des tranches de dette d'une organisation qui s'engage à vous rembourser - en fait une bonne porte d'entrée dans le monde des placements. Spécialement pour ceux qui sont frileux à l'idée de voir leur investissement fluctuer au quotidien. Petit cours 101 sur les différents types d'obligations et leurs caractéristiques.

Obligations fédérales

Les titres de créance émis par le gouvernement fédéral sont ceux que l'on retrouve en plus grand nombre sur le marché. Ils ont aussi une très bonne liquidité, c'est-à-dire qu'il est facile de les revendre rapidement.

Il s'agit de l'obligation, sinon de l'investissement, le moins risqué. Par contre, cela se reflète dans le rendement du titre, qui est généralement plus faible que celui des obligations des autres émetteurs.

«Ces jours-ci, les obligations du gouvernement canadien à échéance de un à trois ans ne battent même pas l'inflation», souligne Gaétan Veillette, planificateur financier chez Groupe Investors. En d'autres termes, en investissant dans ces titres, on perd de l'argent. Leur rendement actuel de 1,01% aura fait doubler la somme initiale investie dans 72 ans, calcule l'expert.

Obligations provinciales

Les obligations émises par les gouvernements provinciaux partagent certaines caractéristiques avec celles qui sont émises par le gouvernement fédéral. Entre autres, l'intérêt est habituellement versé deux fois par année. De plus, leur échéance varie de 1 à 30 ans en général, comme pour tous les types d'obligation, d'ailleurs.

«Il s'agit d'un autre titre de créance sécuritaire. Il faut toutefois être à l'affût, car il y a une variabilité du risque et de l'intérêt en fonction de la province émettrice», explique Normand Caron, conseiller en formation au Mouvement d'éducation et de défense des actionnaires (MEDAC).

Les obligations à taux fixe à échéance de 3 ans du gouvernement du Québec, par exemple, ont actuellement un taux d'intérêt annuel de 1,75%. Celles de l'Ontario rapportent 1,35%.

Obligations municipales

Les municipalités émettent elles aussi des obligations. Le rendement associé à ces titres sera généralement à mi-chemin entre celui des provinces et celui des entreprises.

Ces titres rapportent un peu plus que les obligations provinciales, car les villes présentent un risque de faillite légèrement plus élevé que les provinces. Une autre explication est que «les municipalités ont une capacité réduite de taxer la population pour rembourser leurs dettes», ajoute Gaétan Veillette.

Les obligations municipales, comme les autres types, se vendent généralement par tranches de 1000$ aux investisseurs individuels. Il existe aussi des titres de créance à 10 000$, voire 100 000$ la tranche, mais ceux-ci sont plutôt destinés au marché des investisseurs institutionnels comme les fonds communs.

Obligations d'entreprises

Les titres de créance d'entreprises sont les obligations les plus risquées des quatre types abordés ici, même si elles présentent généralement un risque plus faible que d'autres formes d'investissement, comme les actions.

«Entre l'obligation la plus sécuritaire, celle du gouvernement fédéral, et une obligation corporative, il peut y avoir trois ou quatre points de pourcentage d'intérêt de différence. Ça varie selon les dettes de l'entreprise», note Normand Caron.

Ces obligations se différencient des autres types en quelques points. «Certaines d'entre elles peuvent être converties en actions, sous certaines conditions», indique Gaétan Veillette. D'autres titres peuvent être remboursés avant l'échéance.

Avant de faire le plein d'obligations d'entreprises, il importe donc de bien se renseigner sur le produit qui nous intéresse.




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