Ils sont toujours fringants

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Les débuts officieux de la Bourse de Toronto remontent à la création, en 1852, d'une association de courtiers par 12 hommes d'affaires canadiens.

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Paul Durivage
La Presse

Avec 55 nouvelles inscriptions à sa cote depuis le début de l'année, la Bourse de Toronto regorge de jeunes talents prometteurs. L'investisseur aurait cependant tort d'ignorer les vieux de la vieille Bourse canadienne.

Suivant nos calculs, les dix premiers titres inscrits à la Bourse TMX - c'était entre 1905 et 1936 - affichent un rendement annualisé moyen de 7,0 % pour les 10 dernières années, ce qui se compare plus qu'avantageusement à la moyenne de 4,5 % calculée pour l'ensemble des inscriptions à la cote. Et cela inclut les déboires récents de l'un des deux seuls centenaires de notre Bourse, l'explorateur Moneta Porcupine Mines, de Timmins, en Ontario, qui a perdu 98 % de sa valeur dans la dernière année.

Les vétérans gardent l'avantage sur une période d'analyse portée à 30 ans. Ils ont plus que décuplé de valeur depuis 1984 avec une croissance boursière annualisé de 7,6 % contre 6,3 % pour les entreprises constituant l'indice général S&P/TSX.

De riches ancêtres

Le conglomérat Power Corporation, inscrit à la Bourse de Toronto en mars 1936 par les hommes d'affaires Arthur J. Nesbitt et Peter Thompson, affiche la meilleure performance du groupe des séniors. La valeur du titre a été multipliée par 25 sous le règne de feu Paul Desmarais, ces 30 dernières années. Avec les dividendes versés, le rendement annualisé atteint 13,0 % pour la période. (Power possède notamment La Presse.)

La Banque Scotia signe la deuxième performance. Les actions de l'ancienne Banque de Nouvelle-Écosse ont progressé de 11,3 % par an et généré un rendement annualisé de 12,7 % avec les dividendes, depuis 1984. Fait à noter, la troisième banque canadienne, qui annonçait la semaine dernière des bénéfices trimestriels records, demeure un titre chouchou de la communauté financière.

L'aîné de la Bourse de Toronto, selon les documents fournis par l'institution, est le groupe BCE, introduit en Bourse sous le nom Compagnie de Téléphone Bell du Canada en juillet 1905. L'opérateur a procuré un rendement annualisé de 10,7 % ces 30 dernières années en incluant ses dividendes toujours aussi généreux.

Economic Investment Trust est l'un des deux seuls membres du groupe, avec Moneta Porcupine, à ne pas être archiconnus aujourd'hui. Entré en Bourse en 1928, c'est le premier fonds de placement fermé au Canada. Ses investissements dans d'autres sociétés plus que matures comme le conglomérat financier E-L Financial Corporation, l'armateur des Grands Lacs, Algoma Central Corporation, et la Banque Scotia lui valent une rentabilité appréciable de 7,7 % sur 10 ans et 9,5 % sur 30 ans.

Les débuts officieux de la Bourse de Toronto remontent à la création, en 1852, d'une association de courtiers par 12 hommes d'affaires canadiens. Le 25 octobre 1861, la Bourse est créée officiellement par l'adoption d'une résolution au temple maçonnique de Toronto. On pouvait y échanger un total de 18 actions. Aujourd'hui, plus de 1200 sociétés y sont inscrites.

Centenaires américaines

À la Bourse de New York, dont les origines remontent à 1792, le journaliste Philip van Doorn, du Wall Street Journal, a dénombré 448 entreprises centenaires cotées. Les deux tiers d'entre elles ont au moins 20 ans d'historique boursier. Près de 45 % de ces dernières, des chemins de fer notamment, affichent un rendement annualisé supérieur au taux de 9,6 % obtenu par l'indice de référence S&P 500 sur 20 ans.




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