Le lavage des contenants, obstacle au recylage

La Ville de Montréal demande que les contenants... (PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE)

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La Ville de Montréal demande que les contenants de plastique, de métal et de verre mis au recyclage soient « rincés » par « respect pour les employés des centres de tri », et n'accepte pas le « carton souillé ».

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Le lavage des contenants est le principal obstacle au recyclage, selon une nouvelle étude américaine. Même les ménages qui estiment que le recyclage est une obligation civique laissent parfois leur aversion du lavage des pots de beurre d'arachide prendre le pas sur leur conscience environnementale.

« Étonnamment, personne ne sait la proportion des ménages qui lavent correctement les choses qu'ils recyclent, ou qui ne recyclent pas certaines choses parce qu'ils ne veulent pas prendre le temps de les laver », explique David Ortega, économiste à l'Université d'État du Michigan, qui est l'auteur principal de l'étude publiée en août dans la revue Food Control. « Nos résultats montrent que c'est de loin l'obstacle le plus important au recyclage. »

L'étude de M. Ortega a posé à 1500 Américains plusieurs questions autour du recyclage d'un emballage de sandwich hypothétique. «  Les gens que nous avons sondés devaient se représenter mentalement ce qu'ils feraient après avoir mangé un sandwich, selon qu'il était dans un contenant de plastique ou de carton. Il ne fallait pas vraiment qu'ils lavent le contenant, seulement qu'ils enlèvent les restes de nourriture. »

« COMME S'IL Y AVAIT UNE TAXE SUPPLÉMENTAIRE »

Une faible proportion de l'échantillon, 13 %, prenaient leurs décisions de recyclage seulement en fonction des obstacles. Les autres le faisaient par conscience environnementale. Les économistes du Michigan ont calculé que pour les 13 % qui recyclaient en fonction des obstacles, le désagrément d'enlever les miettes d'un contenant de plastique de sandwich équivalait à augmenter son prix de 50 cents.

« C'est énorme, c'est comme s'il y avait une taxe supplémentaire de 5 à 10 % sur le sandwich », observe M. Ortega.

Plus d'un répondant sur sept au sondage de M. Ortega trouvait que recycler prend vraiment trop de temps, et seulement la moitié ne voyaient aucun inconvénient à prendre le temps nécessaire pour recycler.

Quelle est la prochaine étape ? « Nous voulons maintenant savoir quelle attention les clients portent aux indications de recyclage quand ils choisissent un produit dans une épicerie, dit M. Ortega. Est-ce que ça va entrer en ligne de compte dans le choix, comme, par exemple, les informations nutritionnelles ? Nous allons utiliser un système de suivi de la direction du regard. » Les recherches du groupe d'économistes sont financées par des entreprises d'emballage qui veulent favoriser le recyclage.

27 %
Proportion des Québécois qui n'aiment pas nettoyer les contenants avant de les recycler
18 %
Proportion des Québécois qui trouvent que les bacs de recyclage prennent trop de place dans leur maison
21 %
Proportion des Québécois qui ne sont pas sûrs de ce qui peut être recyclé
37 %
Proportion des Québécois qui doutent que ce qu'ils mettent au recyclage soit réellement recyclé

Source: Recyc-Québec

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