Énergie Est: quatre experts nommés pour surveiller les travaux

D'une longueur de 4600 km, le pipeline Énergie Est... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)

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D'une longueur de 4600 km, le pipeline Énergie Est doit relier l'Alberta à la côte atlantique, à Saint-Jean (Nouveau-Brunswick).

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Quatre experts ont été nommés pour surveiller les travaux préliminaires que TransCanada compte réaliser dès cette année au Québec en vue de la construction du pipeline Énergie Est.

Le comité d'experts sera présidé par le biologiste Ghislain Chouinard, retraité de Pêches et Océans Canada, spécialiste du golfe du Saint-Laurent.

Il sera composé en outre de Christian Dupuis, chercheur spécialisé en géophysique, et de Serge Leroueil, expert en géotechnique et mécanique des sols, tous deux de l'Université Laval.

Pierre Magnan, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en écologie des eaux douces à l'Université du Québec à Trois-Rivières, complétera le comité.

La composition du comité a été approuvée par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).

D'une longueur de 4600 km, le pipeline Énergie Est doit relier l'Alberta à la côte atlantique, à Saint-Jean (Nouveau-Brunswick). Avec sa capacité prévue de 1,1 million de barils par jour, il deviendrait le plus important moyen d'exportation du pétrole albertain.

À l'origine, le projet prévoyait un port pétrolier au Québec, mais TransCanada a renoncé à le construire à Cacouna, à cause des impacts potentiels sur le béluga.

TransCanada doit réaliser des études géotechniques sur le terrain, notamment afin de déterminer comment le pipeline Énergie Est traversera de nombreux cours d'eau.

Risques géotechniques élevés

Plusieurs grandes rivières de la rive nord du Saint-Laurent, entre Montréal et Québec, présentent des risques géotechniques élevés, selon un rapport de la firme Golder, réalisé pour le compte de TransCanada.

Ces rivières, notamment la Maskinongé dans Lanaudière, la rivière du Loup, la Saint-Maurice et la Batiscan en Mauricie, la Sainte-Anne, la Portneuf et la Jacques-Cartier dans les régions de Portneuf et Québec traversent des sols argileux avant de se jeter dans le fleuve. Les glissements de terrain sont fréquents sur leurs berges.

Selon ce qu'explique le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, le BAPE a recommandé d'ajouter au comité «un spécialiste universitaire en géotechnique et en mécanique des sols argileux». Il s'agirait de M. Leroueil.

L'Office national de l'énergie, un organisme fédéral, est chargé d'étudier le projet en vue de son autorisation.

Cependant, le gouvernement du Québec a annoncé que le tronçon québécois du pipeline sera étudié par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement. La version finale du projet sera connue «au dernier trimestre de 2015», selon ce qu'a indiqué TransCanada.

«Le gouvernement semble avoir appris de la saga de Cacouna, a commenté Patrick Bonin, de Greenpeace. Il n'y aurait jamais eu de travaux de sondage à Cacouna s'il y avait eu un tel comité. Mais cela ne change rien au fait que le mandat du BAPE est tronqué et qu'on n'étudiera pas la question des gaz à effet de serre.»

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