Le Canada peut réduire sa dépendance aux GES, selon des universitaires

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Le rapport «Agir sur les changements climatiques», auquel ont collaboré des scientifiques, des économistes, des ingénieurs, des sociologues, des architectes et des philosophes provenant des 10 provinces canadiennes, a été publié mercredi.

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Bob Weber
La Presse Canadienne

Selon un groupe de 59 universitaires canadiens, le moment est venu, pour le pays, de revoir la façon dont il produit et consomme l'énergie afin de ne plus être dépendant des combustibles fossiles.

Le rapport «Agir sur les changements climatiques», auquel ont collaboré des scientifiques, des économistes, des ingénieurs, des sociologues, des architectes et des philosophes provenant des 10 provinces canadiennes, a été publié mercredi. Il a été rédigé afin d'influencer le débat public en vue de la rencontre sur les changements climatiques qui se déroulera à Paris en décembre.

Les objectifs des auteurs de ce rapport sont ambitieux. Ils recommandent notamment que le Canada établisse un prix sur le dioxyde de carbone. De plus, les émissions de gaz à effet de serre (GES) devraient être réduites de 28 pour cent par rapport au niveau de 2005 d'ici 2025, et de 80 pour cent d'ici 2050. D'ici 2035, tous les réseaux électriques canadiens devraient émettre peu de dioxyde de carbone dans l'atmosphère.

Les auteurs ne croient pas que ces objectifs sont irréalistes.

James Byrne, un climatologue de l'Université de Lethbridge, en Alberta, rappelle que plus des trois quarts des réseaux électriques canadiens ont de faibles émissions de carbone. Quant au dernier quart, il suffirait, selon lui, d'améliorer les capacités de transmission entre les provinces et d'avoir recours à des sources d'énergie renouvelable comme le vent et le soleil.

D'autres recommandations ont été mises de l'avant par ce groupe d'universitaires: encourager le partage de voitures, favoriser la densité urbaine, relier les métropoles par des trains à haute vitesse, doter les sociétés de transport de véhicules électriques, améliorer les normes en matière de carburant, etc.

Le professeur Byrne concède que la réalisation d'un tel programme coûterait au pays environ un pour cent de son PIB, mais il ajoute qu'on économisera quatre ou cinq fois cette somme sur le plan de la santé et de l'environnement.

Ces politiques devraient être implantées le plus rapidement possible, exhorte le groupe. Les retarder ouvre la porte à d'autres projets d'infrastructures énergivores qui empêcheront le Canada de progresser.

M. Byrne a souligné que les autres pays industrialisés réduisaient leur dépendance envers le carbone, qu'il s'agisse de la Chine, des États-Unis ou des pays européens.

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