Louise Harel a aussi des friends

Des membres des communautés anglophone et noire ont... (Photo David Boily, La Presse)

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Des membres des communautés anglophone et noire ont officialisé leur appui à la candidature de Louise Harel, hier.

Photo David Boily, La Presse

Katia Gagnon
La Presse

Dans l'espoir de démontrer que la candidature de Louise Harel ne suscite pas que des hauts cris dans les communautés anglophones et allophones, un groupe de citoyens, dont quelques personnalités, ont lancé hier un site internet bilingue baptisé Friends of Louise Harel.

«Je connais Louise Harel depuis 30 ans. C'est une candidate brillante et honnête», a lancé l'avocat Julius Grey, devant une trentaine «d'amis de Louise Harel» réunis dans un hôtel du centre-ville, amis au nombre desquels on trouvait une dizaine de candidats de Vision Montréal. Dan Philip, président de la Ligue des Noirs du Québec, Mohammad Shamsur Rahman, membre de la communauté musulmane, ainsi que Peter Francis et Gabriel Bazin, respectivement entrepreneur et juriste, tous deux issus de la communauté haïtienne, étaient au nombre des invités.

«Il faut unifier notre ville, a poursuivi M. Grey. Depuis trop longtemps, les fédéralistes et les souverainistes se regardent et ne se parlent pas. Quand quelqu'un me demande: Oui, mais est-ce que je peux vraiment voter pour quelqu'un qui a été de l'autre côté? Je leur réponds: Quand vous choisissez un chirurgien, est-ce que vous lui demandez de quel côté il est?»

Le bilinguisme

«Certaines personnes me demandent: Mais pourquoi appuyez-vous Louise Harel? Je la connais depuis 30 ans. Nous avons travaillé ensemble pour les droits humains et la justice sociale», a ajouté Dan Philip, qui a travaillé avec la candidate à la mairie dans le dossier du pistolet électrique et celui de la représentation juridique de la famille de Fredy Villanueva.

M. Philip a minimisé l'importance du bilinguisme pour accéder à la mairie. «La langue, c'est important, mais on ne doit pas l'utiliser comme une arme. Et ça ne doit pas nous divertir de nos vrais problèmes.» Julius Grey a renchéri. «Il n'y a pas de test linguistique à passer pour être candidat à la mairie.»

La candidate a ensuite pris la parole en anglais devant l'assistance. «Je suis très fière de votre appui, a-t-elle dit. Ensemble, nous allons pouvoir abattre les frontières de l'incompréhension. Nous prouvons ce matin que nous ne sommes pas des étrangers.» La chef de Vision Montréal en a profité pour annoncer que le tiers de ses 104 candidats sont issus des communautés anglophone ou allophone.

Hier, sur le site internet créé pour l'occasion, qui vante les réalisations de Mme Harel auprès des communautés culturelles, on trouvait assez peu de commentaires de citoyens. «Elle n'aura pas beaucoup de résonance dans les communautés», croit Marvin Rotrand, candidat d'Union Montréal dans Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce. M. Rotrand rappelle des propos qu'avait tenus Mme Harel en mars dernier, avant qu'elle n'annonce sa candidature ; elle s'élevait contre une possible balkanisation des quartiers de Montréal, des remarques qui ont «choqué» les communautés culturelles, estime-t-il.

«Si les arrondissements demeurent des quasi-villes comme maintenant, on va se retrouver dans la pire des situations, avait déclaré Louise Harel dans une entrevue accordée à RDI. On va avoir des villes... une ville italienne, une ville haïtienne, une ville anglophone, une ville arabe, Ville Saint-Laurent, une ville juive.»

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