Harper chante la pomme aux Québécois

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(Trois-Rivières) Stephen Harper a - littéralement - chanté la pomme aux Québécois, hier soir. Il a terminé la première de trois journées de campagne dans la province en interprétant des chansons des Beatles et de Willie Lamothe sur le plateau d'une émission de variétés.

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PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE --- Le premier ministre du Canada et chef du parti conservateur Stephen Harper est en campagne a Trois Rivieres au Quebec. -30- reference #: 783158

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Après des arrêts à Trois-Rivières, à Drummondville et à Thetford Mines, le chef conservateur a cherché à montrer aux Québécois son côté givré à l'émission En mode Salvail, sur les ondes de V.

L'entrevue a permis d'apprendre que les cheveux du premier ministre sont vrais, qu'il se fait prendre en photo avec 15 000 personnes chaque année et que sa femme lui a annoncé qu'elle était enceinte de son fils au Québec.

Il s'est dit « fier » que le français soit la langue fondatrice du Canada, rappelant au passage qu'il commence tous ses discours à l'étranger dans la langue des Québécois.

Lorsque l'animateur lui a fait remarquer qu'il est somme toute méconnu dans la province, le premier ministre sortant a admis qu'il s'ouvre rarement sur sa vie privée.

« Je suis ciblé, je me concentre sur des choses sérieuses. Je suis ici pour aider des familles, pour aider les communautés, je ne suis pas ici pour devenir une personnalité. Ce n'est pas ma job. »

L'entourage de M. Harper avait demandé qu'il puisse chanter pour l'auditoire au terme de l'entrevue. Le chef conservateur s'est assis à un piano et a entonné Let It Be et Quand le soleil dit bonjour aux montagnes.

Opération séduction

L'opération séduction de Stephen Harper au Québec se poursuivra aujourd'hui à Québec. Ce sera son quatrième passage dans la Vieille Capitale depuis le début de la campagne. Puis, demain, les conservateurs tiendront un rassemblement à Laval.

Le chef conservateur a dit espérer que les Québécois adopteraient sa plateforme plutôt que celle de ses adversaires du Parti libéral et du Nouveau Parti démocratique.

« Moi, je suis convaincu que les Québécois, comme les autres Canadiens, quand ils regardent leur avenir et leurs choix lundi prochain, ils vont rejeter l'idée de baser l'économie des quatre prochaines années sur l'idée d'un plan de hausses de taxes et d'impôts, des déficits permanents et des coupures de programmes actuels », a-t-il dit.

Mais au moment où les sondages portent à croire que c'est le PLC qui formera le prochain gouvernement, il a reconnu que son parti a fort à faire pour conserver le pouvoir.

« C'est une élection serrée. Nous sommes ici pour encourager le choix. C'est un vrai choix pour lundi prochain, deux chemins possibles pour notre pays. »

Le chef libéral, Justin Trudeau, a appelé les électeurs à lui confier un mandat majoritaire, mercredi. Un pas que le premier ministre sortant s'est bien gardé de franchir, hier.

« Nous ne tenons jamais le vote des électeurs pour acquis, a-t-il expliqué. Ce n'est pas notre façon de faire. »

M. Harper avait passé la quasi-totalité de la campagne de 2011 à réclamer un gouvernement conservateur « majoritaire, fort et stable ».

Stephen Harper n'a jamais fait élire plus de dix députés au Québec. Son parti a été quasi rayé de la carte, dans la province, au terme du scrutin de 2011. Il ne comptait que cinq députés québécois pendant son mandat majoritaire.

Mais la controverse sur le port du niqab durant les cérémonies de citoyenneté a ravivé l'espoir au sein des troupes conservatrices, au cours des dernières semaines. Si bien que le lieutenant de Stephen Harper au Québec, Denis Lebel, s'est dit optimiste face aux chances de victoire de son parti.

« Au lieu de Justin Trudeau qui prétend déjà être dans des zones x ou y, nous, on dit que c'est l'électorat québécois et canadien qui va décider lundi et on travaille très fort depuis le début de la campagne », a-t-il déclaré.

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