Austérité: Mulcair et Trudeau se lancent des accusations

«Quand on est à côté du roi de... (Photo Patrick Sanfaçon, La Presse)

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«Quand on est à côté du roi de l'austérité Paul Martin, il faut se garder une petite gêne avant de critiquer l'approche équilibrée du NPD», a raillé M. Mulcair en réponse à Justin Trudeau.

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Lina Dib
La Presse Canadienne
Ottawa

Thomas Mulcair et Justin Trudeau se sont lancé des accusations d'austérité en cette 27e journée de campagne électorale.

Et alors que le chef du Nouveau Parti démocratique affiche de plus en plus l'assurance de celui qui se sait en tête du peloton, le chef conservateur Stephen Harper a prétendu mettre sa campagne en pause pour mieux semer les journalistes qui paient une petite fortune pour accompagner sa caravane. Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a pour sa part continué de faire une campagne discrète parce qu'à l'écart des grands centres.

Vendredi matin MM. Mulcair et Trudeau étaient tous deux à Montréal.

Le chef libéral a ouvert le bal en mettant son adversaire néo-démocrate dans le même panier que son rival conservateur.

« M. Mulcair vient juste de se rallier à M. Harper en promettant des coupures, de l'austérité », a accusé M. Trudeau.

Comme M. Trudeau faisait campagne aux côtés de l'ex-ministre des Finances Paul Martin, M. Mulcair s'est empressé de lui retourner l'accusation d'austérité.

« Quand on est à côté du roi de l'austérité Paul Martin, il faut se garder une petite gêne avant de critiquer l'approche équilibrée du NPD », a raillé M. Mulcair.

Même lorsque M. Trudeau l'accuse de « fabuler » en disant qu'il financera en partie son équilibre budgétaire en abolissant le Sénat, M. Mulcair reste calme et souriant.

Il faisait campagne dans la circonscription de Notre-Dame-de-Grâce-Westmount qu'il espère arracher au libéral Marc Garneau. Il affichait un large sourire, insistant que son parti « a le vent dans les voiles » et qu'il est « prêt à former un gouvernement, pour la première fois de son histoire ».

M. Harper, lui, a semé les journalistes qui paient 70 000 $ plus taxes, chacun, pour suivre sa caravane. Ils ont tous été renvoyés chez eux jeudi soir, sous prétexte que M. Harper prenait une pause jusqu'à dimanche.

En fait, M. Harper est plutôt allé à Toronto, vendredi après-midi. Il y a prononcé un discours devant le congrès de la Ahmadiyya Muslim Jama'at. Et son parti a diffusé un communiqué pour se féliciter des derniers chiffres de la revue financière du gouvernement.

« Ce rapport indique que sous notre solide leadership économique, le Canada avait un surplus budgétaire de 5 milliards de dollars au cours des trois premiers mois de l'année. Ça signifie que nous faisons mieux que prévu avec notre plan budgétaire », peut-on lire dans le communiqué.

Mais en publiant ces chiffres, le ministère des Finances affirme que les résultats pour les trois premiers mois de l'exercice donnent « peu d'indications » en ce qui a trait à l'ensemble de l'exercice. Il faut rappeler que durant ces trois premiers mois, Ottawa a vendu ses actifs dans GM, une entrée d'argent qui ne se répétera pas.

Par ailleurs, M. Duceppe poursuivait sa campagne à Saguenay, vendredi.

Dans la querelle au sujet de l'austérité, M. Duceppe a donné raison et à M. Mulcair et à M. Trudeau tout en blâmant les deux hommes. Joint au téléphone, il a rappelé que M. Martin « a effacé ses déficits sur le dos des provinces », avant d'ajouter que « quand il identifie que Mulcair fait la même chose que Harper, là, Paul Martin a tout à fait raison ».

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