La guerre des mots s'intensifie entre Harper et la première ministre de l'Ontario

Stephen Harper a mis près plus an avant... (Photo Chris Helgren, Reuters)

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Stephen Harper a mis près plus an avant de rencontrer Mme Wynne après son arrivée à la tête du gouvernement de l'Ontario.

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(Ottawa) La guerre des mots s'amplifie entre le chef conservateur Stephen Harper et la première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne.

En point de presse mardi matin, M. Harper a expliqué les mauvaises relations entre ses troupes et celles de Mme Wynne en laissant entendre qu'elle fait un travail exécrable.

«Je vais souligner ce qu'un haut fonctionnaire m'a dit lorsque j'ai pris le pouvoir [en 2006]. Il a dit: "Vous aurez vos meilleures relations avec les premiers ministres qui font un bon travail dans leur propre province"»

Ces propos ont été chaudement applaudis par ses partisans présents à l'annonce faite dans la grande région de Toronto.

Mais la première ministre Wynne a répliqué dans une longue et virulente déclaration diffusée par son bureau en milieu d'après-midi.

«C'est un affront aux gens de l'Ontario et à leur avenir lorsqu'il fait activement obstruction à ce que tout le monde sait qu'il est nécessaire de faire» dans la province, a tranché Mme Wynne.

La première ministre libérale a annoncé publiquement samedi qu'elle fera activement campagne au cours des 11 prochaines semaines pour défaire les conservateurs de Stephen Harper aux élections du 19 octobre.

Elle reproche à son gouvernement d'avoir fait la sourde oreille aux demandes de son gouvernement notamment sur la bonification du régime de pension publique au pays et sur l'investissement de milliards de dollars dans les infrastructures de la province.

«Ce dont nous avons besoin maintenant est d'un réel partenaire à Ottawa», a lancé la première ministre libérale, qui ne cache pas son appui pour les libéraux fédéraux de Justin Trudeau.

Les relations entre Ottawa et Queen's Park sont loin d'être cordiales depuis plusieurs mois. Les conservateurs de Stephen Harper ne se sont eux-mêmes pas gênés lors des dernières élections ontariennes pour faire la leçon aux troupes libérales de Kathleen Wynne, notamment sur la question de la gestion des finances publiques.

Le gouvernement Harper a rejeté sans appel la demande de l'Ontario de bonifier le régime de pension public au pays, affirmant que les entreprises et les travailleurs ne pouvaient se permettre une hausse de leurs cotisations alors que l'économie demeure fragile.

Le gouvernement Wynne a finalement fait cavalier seul en instaurant le régime de retraite de l'Ontario dans son dernier budget - une décision dénoncée à Ottawa. Et le ministre fédéral des  Finances Joe Oliver a décidé de mettre des bâtons dans les roues du gouvernement Wynne en refusant que l'Agence du revenu du Canada s'occupe de prélever les cotisations supplémentaires dans la province pour faciliter la mise sur pied du régime de retraite de l'Ontario.

D'autres enjeux ont aussi mis le feu aux poudres: le gouvernement Harper a décidé de financer des projets d'infrastructures en Ontario, à quelques semaines du déclenchement des élections, qui n'apparaissaient pas sur la liste prioritaire de Queen's Park. Ottawa a aussi fait la sourde oreille à la demande de Mme Wynne de partager les coûts importants liés à la construction des routes et des infrastructures pour le projet de développement du Cercle de feu, dans le nord de l'Ontario.

En outre, M. Harper a mis près plus an avant de rencontrer Mme Wynne après son arrivée à la tête du gouvernement de l'Ontario.

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