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Manifestations: 48 policiers blessés et 111 plaintes en déontologie

C'est durant la manifestation contre le Plan Nord,... (Photo: Alain Roberge, La Presse)

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C'est durant la manifestation contre le Plan Nord, pendant laquelle le premier ministre Jean Charest se trouvait au Palais des congrès, que le plus grand nombre de policiers ont été blessés.

Photo: Alain Roberge, La Presse

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Le gouvernement de Jean Charest a décidé d'augmenter les droits de scolarité de 1625 dollars en cinq ans, une hausse décriée par des dizaines de milliers d'étudiants. »

Quarante-huit policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont été blessés durant des manifestations entre le 1er février et le 31 mai, révèlent des documents obtenus en vertu de la Loi sur l'accès à l'information. Parmi eux, 17 ont été mis en arrêt de travail le temps de se soigner.

Les policiers du SPVM ont aussi été la cible de plaintes en déontologie policière au cours de la même période.

Les données sur les policiers obtenues par La Presse ne tiennent compte que des blessures physiques. Le SPVM n'écarte pas la possibilité que certaines personnes aient également subi des traumatismes psychologiques à la suite des manifestations, parfois violentes, de l'hiver et du printemps.

«Ce sont des mouvements sociaux rarement vus. C'est du jamais vu pour nos policiers de se faire lancer des objets. Mais dans l'ensemble, on est chanceux, parce que nos policiers ne sont pas gravement blessés. Ce ne sont souvent que des blessures mineures», explique la commandante Michèle St-Onge, de la santé et sécurité au travail.

Contre le Plan Nord

C'est durant la manifestation contre le Plan Nord, pendant laquelle le premier ministre Jean Charest se trouvait au Palais des congrès, que le plus grand nombre de policiers ont été blessés. Dix d'entre eux ont notamment subi des ecchymoses, des lésions diverses et des foulures au cours de la journée du 20 avril. De ce nombre, cinq ont été placés en arrêt de travail. Ils n'avaient d'ailleurs toujours pas repris le travail le 4 juin dernier, selon les documents.

«L'événement du Palais des congrès a été marqué par le fait que beaucoup de projectiles ont été lancés en direction des policiers. On parle de briques, de bouteilles, de bâtons, tout ce qui était accessible», explique Mme St-Onge.

Six policiers ont également été blessés lors de la manifestation annuelle contre la brutalité policière, le 15 février. Deux d'entre eux ont été mis en arrêt de travail: le premier pendant 17 jours, le second pendant une semaine.

Lors de la manifestation anticapitaliste du 1er mai, cinq policiers ont été blessés. Deux des trois policiers qui ont eu un congé de travail n'étaient pas retournés au boulot le 4 juin.

Trois autres manifestations ont vu trois policiers être blessés: le rassemblement du 7 mars devant le siège social de Loto-Québec - où Francis Grenier a perdu l'usage d'un oeil -; la marche du 17 mai ayant suivi l'annonce de la loi spéciale (78); la manifestation nocturne du 20 mai, qui s'est terminée par l'arrestation de 300 manifestants.

Plaintes en déontologie policière

Entre le 1er février et le 31 mai, le commissaire à la déontologie policière a reçu 111 plaintes contre des policiers de Montréal.

Selon le commissaire, les plaintes concernent «l'usage d'une force plus grande que nécessaire, l'utilisation d'une pièce d'équipement sans prudence ni discernement, ou encore le comportement ou l'inconduite d'un policier».

Plusieurs mois peuvent s'écouler avant qu'une plainte ne soit réglée, refusée ou qu'une citation soit déposée au Comité de déontologie policière.

- Avec la collaboration de William Leclerc




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