Manifestations: Amir Khadir arrêté à Québec

Amir Khadir a été conduit dans un autobus... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

Agrandir

Amir Khadir a été conduit dans un autobus du RTC après son arrestation.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Dossiers >

Conflit étudiant

Actualité

Conflit étudiant

Le gouvernement de Jean Charest a décidé d'augmenter les droits de scolarité de 1625 dollars en cinq ans, une hausse décriée par des dizaines de milliers d'étudiants. »

Sur le même thème

(Montréal) Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, a été interpellé par les policiers de Québec, vers 21h15, mardi, en compagnie de 64 autres manifestants qui participaient à une marche qui avait été déclarée illégale par les forces de l'ordre.

Alors qu'une foule de quelques centaines de personnes était dans la côte de la Montagne, dans le Vieux-Québec, les policiers de l'antiémeute sont intervenus et ont coincé en souricière une partie des manifestants et le député. La marche avait été déclarée illégale, car les manifestants ne respectaient pas le trajet qui avait été transmis à la police de Québec, vers 16h, mardi.

Alors qu'il était entouré par les policiers, M. Khadir a pris quelques instants pour parler à la presse. Selon lui, les policiers n'avaient pas à les arrêter, attaches de plastique aux poignets, car ils n'étaient pas en train de commettre un crime, et qu'ils étaient plutôt interpellés pour ne pas avoir respecté un article du Code de la sécurité routière.

«Nos droits [de manifester] sont protégés par la Charte», a-t-il lancé quand on lui a demandé s'il était au courant qu'il participait à une manifestation illégale. Il a d'ailleurs avoué qu'il savait effectivement que la marche était illégale.

Après avoir attendu quelque 45 minutes dans la rue, le député a été emmené, un des premiers, dans un autobus du Réseau de transport de la Capitale, attaches de plastique aux poignets. Il n'a pas résisté à son arrestation et on l'a vu à quelques reprises discuter avec les policiers de façon courtoise.

L'attaché de presse de M. Khadir, Christian Dubois, a été en mesure de discuter avec le député, alors qu'il était assis dans l'autobus. Le député aurait décidé spontanément de se rendre à la manifestation, après avoir entendu les bruits des casseroles, alors qu'il quittait l'Assemblée nationale.

M. Dubois disait ne pas comprendre pourquoi ces arrestations avaient été effectuées, alors qu'aucun méfait ou acte criminel n'avait été commis.

«Je sais que M. Khadir était très fâché de voir que les gens étaient embarqués avec les attaches aux poignets. Ce n'est pas la première fois que M. Khadir participe à des manifestations déclarées illégales, mais il n'y avait jamais eu d'arrestations auparavant. Est-ce que c'était vraiment nécessaire de procéder ainsi?»

Comme tous les autres manifestants arrêtés à Québec depuis le début des marches liées au mouvement étudiant, M. Khadir risque de recevoir une contravention d'un peu moins de 500 $ pour ne pas avoir respecté l'article 500.1 du Code de la sécurité routière, ce qui constitue une entrave à la circulation routière.

Pendant que les policiers étaient en train d'embarquer les manifestants, plusieurs autres marcheurs observaient la scène en insultant les policiers. On a d'ailleurs assisté à une bousculade entre policiers et manifestants autour de la zone qui avait été délimitée par les forces de l'ordre. Certains manifestants qui n'avaient pas été encerclés par les policiers ont demandé d'être amenés dans le cercle des marcheurs interpellés, pour être embarqués avec leurs amis. Le souhait de certains a été exaucé.

Du côté de la police, on affirme que les attaches sont nécessaires afin de protéger les manifestants dans les autobus, au cas où un individu serait armé. Les manifestants ne sont pas fouillés systématiquement avant d'être assis dans les autobus.

La porte-parole de la police de Québec Marie-Ève Painchaud a indiqué qu'un total de 67 constats d'infraction seront remis aux gens arrêtés, dont la majorité en lien avec l'article 500.1. Des contraventions seront aussi remises pour avoir entravé le travail des policiers ou pour avoir insulté un agent de la paix.

Mme Painchaud a précisé que les gens devaient être arrêtés afin de permettre leur identification, comme le prévoit le Code de procédure pénale.

Parmi les gens interpellés mardi, on a pu retrouver le manifestant qui avait été déclaré mort sur les réseaux sociaux, Sébastien Tranchard, il y a quelques semaines. Cet homme avait été blessé par un policier de Montréal, mais pas gravement. Même si la rumeur avait été démentie par la police, plusieurs internautes l'avaient déclaré mort ou avaient relayé cette fausse information sur Twitter.

Notre clavardage est maintenant terminé. Vous pouvez relire le fil des événements ici:



À Montréal, une 43e manif

> Voir notre galerie photos de la manifestation à Montréal

Pour un 43e soir consécutif, une manifestation a pris forme au parc Émilie-Gamelin pour investir les rues du centre-ville de Montréal. Puisque les organisateurs n'ont pas fourni leur itinéraire, le SPVM a déclaré que le regroupement était illégal, mais toléré.

La foule est un peu moins dense que les soirs précédents, réunissant une centaine de personnes au départ. Cette manifestation s'est terminée sans heurts, vers 23h.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

la boite:1600127:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer