Les associations étudiantes lancent un appel au calme

La présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, et... (Photo: Ivanoh Demers, La Presse)

Agrandir

La présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, et le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin.

Photo: Ivanoh Demers, La Presse

(Québec) Les associations étudiantes, y compris la CLASSE, ont lancé un appel au calme et condamné les actes de violence survenus en marge du conseil général du Parti libéral du Québec à Victoriaville. Le gouvernement leur a demandé de le faire pour pouvoir rester à la table de discussion. « On demande aux étudiants d'aller manifester de façon pacifique. C'est comme ça qu'on a réussi à avoir une table de discussion, et on veut y rester », a lancé la présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins.

Vendredi soir, les représentants des quatre associations étudiantes ont quitté un instant la table de négociation pour lancer cet appel. Il y a eu des « actions inacceptables », a déploré le porte-parole de la Coalition large de l'association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), Gabriel Nadeau-Dubois. « On parle de gens qui ont été blessés, de violence volontaire envers des personnes. Pour nous, ce sont des actions que nous condamnons vertement. Ça s'inscrit dans une escalade de la tension et de la confrontation qui est inacceptable. Ça n'aide en rien à résoudre le conflit actuel. »

De son côté, le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, a affirmé : « J'aimerais inviter les étudiants au calme. Je comprends que la tension est palpable, mais il ne faut pas céder à la violence ».

Il a aussi invité les policiers au calme. « Je dois vous avouer qu'on a été choqués par plusieurs images qu'on a vues, des jeunes, des vieux sans distinction qui se font blesser de façon très grave. Je pense qu'il y a une réflexion importante à amorcer du côté des corps policiers », a-t-il ajouté.

Le secrétaire général de la Table de concertation étudiante, Paul-Émile Auger, a « déploré que le droit de manifester actuellement soit brimé au Québec ». « On appelle les policiers et aux manifestants au calme. On est autour de la table de discussion, on est à la recherche d'une sortie de crise. On pense qu'une sortie de crise est tout à fait possible. »

Léo Bureau-Blouin a précisé que « les discussions progressent à l'intérieur ». Il n'a pas voulu en dire davantage. « On souhaite bien sûr en arriver à un règlement le plus rapidement possible », s'est-il contenté de dire.

«  Nous croyons toujours au dialogue », a dit de son côté Gabriel Nadeau-Dubois. « Nous allons retourner immédiatement à la table pour s'assurer de sortir le plus rapidement possible avec une offre intéressante qui va satisfaire les étudiants ». Les associations étudiantes ont convenu avec le gouvernement de ne pas commenter les discussions.

La rencontre au sommet a débuté un peu après 16h. Elle réunit également la conférence des recteurs, la Fédération des cégeps et les chefs des trois grandes centrales syndicales (CSN, FTQ, CSQ). La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, et la présidente du Conseil du trésor, Michelle Courchesne, représentent le gouvernement.




À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer