Lino Zambito met en doute le témoignage de Martin Dumont

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Lino Zambito

Photo: Marco Campanozzi, La Presse

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Lino Zambito contredit une partie du témoignage de l'ex-organisateur d'Union Montréal Martin Dumont. Il nie s'être rendu dans les bureaux du parti du maire et en arrive à douter de la crédibilité du reste du témoignage de Dumont.

Mardi, Martin Dumont a égrené la liste des entrepreneurs en construction et représentants de firmes de génie qui auraient défilé dans le bureau du responsable du financement d'Union Montréal, Bernard Trépanier. Parmi ces visiteurs, l'ex-organisateur dit avoir reconnu Lino Zambito en 2005. «Je me souviens de deux fois. Les deux fois, il s'était présenté au bureau d'Union Montréal et M. Trépanier n'était toujours pas arrivé, alors j'ai dû lui parler.»

Faux, réplique Lino Zambito dans une entrevue avec La Presse. «Je n'ai jamais rencontré Bernard Trépanier dans les bureaux d'Union Montréal. D'ailleurs, je ne sais même pas où se trouvaient les bureaux.»

L'ex-entrepreneur soutient qu'il n'a croisé Trépanier que dans des activités de financement.

Martin Dumont a pourtant avancé avoir «appris à le connaître un petit peu plus» grâce à ces rencontres aux bureaux du parti. Il a même ajouté que l'ex-entrepreneur «apportait du café parce qu'il savait que notre café n'était pas fameux».

Étonné par cette anecdote caféinée, Lino Zambito insiste: il dit qu'il ne connaît pas du tout cet ex-organisateur. «Martin Dumont, je n'ai jamais vu ce gars-là. Quand je l'ai entendu raconter ça, y compris l'anecdote du café, ça m'a mis comme un doute sur son témoignage, qui m'avait semblé solide jusque-là.»

Lino Zambito assure qu'il n'a aucun intérêt à nier s'être jamais rendu aux bureaux d'Union Montréal, lui qui a admis qu'il avait corrompu plusieurs fonctionnaires et affirmé que le parti du maire touchait 3% des contrats de 2005 à 2009.

Lors de son témoignage devant la Commission, il a d'ailleurs indiqué qu'il remettait l'argent destiné à Union Montréal à Nicolo Milioto, et non à Bernard Trépanier. «Je n'ai aucun intérêt à nier ça si c'était vraiment arrivé. J'ai dit la vérité à la Commission, sous serment.»

Mercredi, l'avocat d'Union Montréal, Me Michel Dorval, a tenté de soulever des incohérences dans le témoignage de Martin Dumont. Il lui a fait admettre qu'il s'était trompé lorsqu'il a affirmé que des chèques de 10 000$ avaient été versés au parti du maire en 2004. L'ex-organisateur a reconnu que l'argent avait été plutôt donné au Comité pour Montréal, qui faisait campagne contre les défusions. De plus, seulement cinq chèques de 10 000$ ont été retrouvés.

CIMA + nie aussi

Lino Zambito n'est pas le seul à nier s'être rendu dans les bureaux d'Union Montréal. Les dirigeants de la firme de génie CIMA + démentent aussi les affirmations de Martin Dumont, qui a déclaré qu'ils s'étaient rendus à «trois ou quatre reprises» dans le bureau de Bernard Trépanier.

«Ces insinuations sont fausses. Nous n'avons jamais été dans les bureaux de la permanence du parti du maire. Nous regrettons que le témoin ait fait cette erreur qui a un impact sur notre réputation», a déploré le président, Kazimir Olechnowicz.

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