Attentat: un acte «terrible», mais pas vraiment étonnant, dit Couillard

L'Assemblée nationale a exprimé hier ses condoléances à la famille du militaire... (PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE)

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Attentat à St-Jean-sur-Richelieu

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Attentat à St-Jean-sur-Richelieu

Le 20 octobre 2014, Martin Rouleau a heurté deux militaires dans le stationnement d'un centre commercial de Saint-Jean-sur-Richelieu, en Montérégie. »

(Québec) L'Assemblée nationale a exprimé hier ses condoléances à la famille du militaire Patrice Vincent, tué dans un attentat perpétré par Martin Rouleau, dit Ahmed, un homme de 25 ans qui s'était converti à l'islam radical. Elle a également offert son soutien aux proches des victimes éprouvées à la suite des «événements tragiques» survenus à Saint-Jean-sur-Richelieu lundi.

Patrice Vincent, tué dans l'attentat perpétré lundi... (Photo fournie par les Forces armées canadiennes) - image 1.0

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Patrice Vincent, tué dans l'attentat perpétré lundi

Photo fournie par les Forces armées canadiennes

Réunis au Salon bleu, les députés ont adopté une motion en ce sens et ont également observé une minute de silence.

Qu'un tel attentat «se produise ici malheureusement, c'est terrible. Mais ce n'est pas nécessairement, dans le contexte mondial actuel, une surprise. Il faut espérer que ça ne se reproduise pas», a affirmé le premier ministre Philippe Couillard quelques instants plus tôt lors d'une mêlée de presse.

Le Québec n'est pas à l'abri de ce type de «menace», selon lui. Il a d'ailleurs rappelé qu'il déclarait récemment que le Québec «était potentiellement visé». La «radicalisation domestique» est «malheureusement la forme de terrorisme la plus difficile à détecter et à prévenir parce qu'il s'agit d'individus dont la motivation croît à l'écart des groupes et qui agissent de façon spontanée», a-t-il soutenu. Il a toutefois noté que l'enquête déterminera si l'acte perpétré relève vraiment de ce type de terrorisme.

«Il faut relativiser»

Les autorités craignaient que M. Rouleau - tué par les policiers lundi après son agression - ne quitte le pays pour rejoindre le groupe armé État islamique. «Vous avez vu les communications qui viennent de ce groupe armé. Il appelle littéralement les gens à attaquer les représentants des forces militaires et policières dans nos pays. Alors, c'est malheureusement ce qui s'est produit», a affirmé M. Couillard. Selon lui, «le risque augmente». Mais «il faut relativiser. Il ne s'agit pas de sombrer dans l'inquiétude outre mesure. Il faut s'assurer que nos forces de sécurité soient outillées et fassent leur travail et que la population sache qu'elle peut leur faire confiance. Ça fait plusieurs semaines et mois qu'on voit la situation internationale évoluer, bien sûr, les forces fédérales sont aux aguets et la Sûreté du Québec est en liens très étroits».

Cet attentat «peut avoir un lien» avec la décision d'Ottawa de se lancer dans la lutte contre l'EI, mais «foncièrement, c'est la haine de ces groupes envers la notion même de société démocra-tique qui est en jeu ici», a-t-il ajouté.

Philippe Couillard appuie l'intervention militaire d'Ottawa contre l'EI, qui prend la forme de frappes aériennes pour l'instant. Il est lui-même père d'un militaire.

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