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Jean Lapierre: les Îles espèrent toujours une piste plus longue

L'écrasement survenu le 29 mars 2016 a coûté... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, archives LA PRESSE)

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L'écrasement survenu le 29 mars 2016 a coûté la vie à sept personnes, dont l'ex-politicien et chroniqueur Jean Lapierre.

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Les habitants et les autorités des Îles-de-la-Madeleine marquent aujourd'hui le premier anniversaire de l'écrasement d'avion dans lequel ont péri Jean Lapierre et plusieurs membres de sa famille, et ils rappellent au passage qu'ils attendent toujours des améliorations majeures à l'aéroport local.

Le maire des Îles-de-la-Madeleine, Jonathan Lapierre, précise d'emblée que l'aménagement de cet aéroport n'est pas en cause dans la tragédie du 29 mars 2016, mais il affirme qu'un allongement de la piste rendrait le transport aérien plus sécuritaire et efficace dans l'archipel.

«Il ne se passe rien avec le gouvernement fédéral dans ce dossier depuis des années, dit le maire Lapierre. Le ministre Garneau fait la sourde oreille. Il est venu nous rendre visite l'été dernier et après s'être posé, il a fait une conférence pour dire qu'il a été pilote et que nous n'avons pas besoin d'une piste plus longue. On lui demande d'étudier sérieusement notre demande.»

Le petit avion privé qui transportait Jean Lapierre et quatre membres de sa famille (sa conjointe Nicole Beaulieu, sa soeur Martine et ses frères Marc et Louis) s'est écrasé dans un champ à deux kilomètres de l'aéroport. Les causes de l'accident sont encore incertaines, le Bureau de la sécurité des transports n'ayant pas encore remis son rapport définitif. La longueur de la piste ne peut donc être mise ici en cause, mais selon Jonathan Lapierre, le refus du fédéral de l'allonger met la sécurité de ses concitoyens et des touristes en danger, en plus de nuire aux activités économiques des Îles.

«Il y a trois semaines, un patient des Îles-de-la-Madeleine qui avait besoin d'être transporté dans un hôpital de Québec pour de graves problèmes de santé a dû attendre cinq jours avant de pouvoir finalement être évacué parce que l'avion-ambulance du gouvernement du Québec ne pouvait se poser, dit le maire Lapierre. Heureusement, son état ne s'est pas détérioré, mais lorsqu'on fait appel à l'avion-ambulance, ce sont toujours des cas graves et urgents.»

L'appareil Challenger transformé en ambulance volante est parfois trop chargé pour se poser sur la piste trop courte, déplore M. Lapierre. «Ça dépend de l'équipement et du personnel à bord, du niveau de carburant et des conditions météo, mais avec une piste plus longue, il pourrait se poser», ajoute-t-il.

Jean Lapierre et ses proches se rendaient aux Îles-de-la-Madeleine... (ARCHIVES PC) - image 2.0

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Jean Lapierre et ses proches se rendaient aux Îles-de-la-Madeleine pour assister aux funérailles de son père.

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Pas sur l'écran radar 

Selon une estimation préliminaire faite par les autorités municipales des Îles-de-la-Madeleine en 2009, il en coûterait environ 10 millions (peut-être 15 millions aujourd'hui, précise M. Lapierre) pour ajouter environ 1000 pieds à la piste existante.

«Il n'y a rien sur le radar du fédéral en ce moment, je pense que le ministre Garneau a peur de créer un précédent et de recevoir d'autres demandes», reprend Jonathan Lapierre. 

«Dans les prochaines semaines, je vais m'adresser directement au premier ministre Trudeau par lettre, mais aussi en demandant à Philippe Couillard d'intervenir en notre faveur. À l'échelle du pays, c'est minime, mais pour nous, c'est une montagne.»

Le maire Lapierre affirme que l'allongement de la piste, en plus de rendre le transport aérien plus sûr, permettrait aux Îles d'attirer de nouveaux transporteurs (comme WestJet ou Porter) et d'accroître les exportations de homards, notamment, la principale ressource naturelle de l'archipel.

À Ottawa, au ministère des Transports, on défend la décision de ne pas allonger la piste, réglementaire et adéquate, dit-on. On confirme qu'aucun projet en ce sens n'est sur la table.

«L'aéroport des Îles est principalement desservi par des avions de type Dash-8-100 ou 300. La piste actuelle d'une longueur de 4500 pieds convient à tous les besoins de ce type d'avion.Transports Canada n'ayant pas reçu de demandes ou d'indications de la part des transporteurs aériens justifiant l'allongement de la piste, il a été évalué que la continuation des opérations actuelles en toute sûreté et sécurité ne nécessite pas l'allongement de la piste», a écrit Natasha Gauthier, conseillère principale aux relations médiatiques à Transports Canada.




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