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Trump «renversera» des décennies de politique étrangère, croit Harper

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Selon Stephen Harper, la politique étrangère de Donald Trump fera en sorte que les États-Unis diminueront leur participation dans les affaires mondiales.

PHOTO Brendan Smialowski, AFP

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La Presse Canadienne
OTTAWA

La présidence de Donald Trump marquera une transformation de la politique étrangère américaine jamais vue depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, croit l'ancien premier ministre Stephen Harper.

«La présidence de M. Trump représente une source majeure d'incertitude internationale», a déclaré jeudi M. Harper, dans un discours présenté à New Delhi et dont La Presse canadienne a obtenu les notes d'allocution.

«Nous n'avons pas encore une idée nette de la direction que prendra le nouveau président, mais nous en connaissons certaines grandes lignes.»

M. Harper croit que M. Trump «renversera les fondements de sept décennies de politique étrangère américaine».

Selon l'ex-premier ministre conservateur, la politique étrangère de M. Trump fera en sorte que les États-Unis diminueront leur participation dans les affaires mondiales et seront guidés par des intérêts économiques étroits, tout en percevant la Chine comme un «adversaire géopolitique».

Ce discours de M. Harper survient à la veille de l'investiture de Donald Trump comme président. Il s'agit de sa prise de position la plus prononcée sur la politique étrangère depuis qu'il a perdu le pouvoir en octobre 2015.

Le gouvernement libéral dit chercher à trouver un terrain d'entente avec l'administration Trump afin de promouvoir la croissance de la classe moyenne. M. Harper juge toutefois que les amis et alliés des États-Unis - il ne mentionne pas directement le Canada - devront être prêts à discuter des vrais enjeux.

Donald Trump a dit vouloir que les autres membres de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) investissent davantage dans l'alliance militaire, tandis que son secrétaire au Commerce désigné promet une révision générale de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

Le porte-parole du président désigné, Sean Spicer, a répété jeudi que Donald Trump prévoyait prendre des décisions importantes sur le commerce au cours des prochains jours. Il a ajouté que M. Trump utiliserait un décret présidentiel sur l'ALÉNA et le Partenariat transpacifique, mais n'a pas dit spécifiquement qu'il chercherait à retirer les États-Unis de ces accords.

«Je ne crois pas qu'il attendra, a avancé M. Spicer. Il a clairement indiqué que certaines choses étaient des priorités pour lui.»

Les intérêts vitaux des États-Unis

M. Harper a qualifié Donald Trump de «candidat sans précédent dans l'histoire de l'Amérique».

Selon lui, le nouveau président rejette l'idée «que les États-Unis doivent accepter seuls l'importante responsabilité des affaires étrangères», et cette notion représente aussi l'opinion du public américain, croit l'ex-premier ministre.

M. Harper a ajouté que plusieurs personnes n'aimeront sans doute pas ce changement politique, qui sera axé sur «les intérêts nationaux vitaux des États-Unis, étroitement définis, surtout ses intérêts économiques».

«(Les États-Unis) collaboreront avec leurs amis et leurs alliés pour les intérêts qu'ils partagent, mais seulement lorsque ces amis et alliés seront prêts à discuter des vrais enjeux. En passant, cela s'appliquera d'abord et avant tout à l'Europe.»

Donald Trump a déclaré cette semaine qu'il considérait l'OTAN comme «désuète», réitérant ses critiques passées au sujet de l'alliance militaire de 28 pays à laquelle appartiennent le Canada, les États-Unis et la majorité des pays d'Europe.

La façon dont les États-Unis percevront la Chine changera également dans l'ère Trump, croit M. Harper.

«Avec M. Trump, les États-Unis cesseront de voir la montée de la Chine comme étant bénigne, a-t-il lancé. Ils craindront davantage que l'énorme déséquilibre commercial signifie que les États-Unis financent la montée d'un adversaire géopolitique.»

Cette perception rejoint davantage l'opinion publique américaine, «qui s'est toujours montrée sceptique face à la politique étrangère et aux consensus, dans le monde des affaires, voulant que la Chine représente plus une occasion d'affaires qu'une menace», a-t-il ajouté.




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