Gérard Deltell fait son nid à Ottawa

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Grâce à son expérience acquise lors de ses carrières de journaliste et de député provincial, Gérard Deltell se distingue comme l'un des meilleurs communicateurs de son parti.

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Malgré un départ remarqué en politique fédérale, le politicien québécois Gérard Deltell écarte pour l'instant la possibilité d'être candidat dans la course à la direction du Parti conservateur.

« Je ne suis pas là. Je ne suis pas là », a-t-il martelé lors d'une entrevue avec La Presse dans son bureau de la colline du Parlement.

L'ancien chef de l'ADQ et député de la CAQ à l'Assemblée nationale explique qu'il file le parfait bonheur dans son nouveau rôle de député conservateur à la Chambre des communes.

« J'aime ça, j'aime ça, j'aime ça ! Ça se peut pas comment j'aime ça ! Je suis en plein dedans, je suis en plein coeur de l'action... Un gars ben heureux ! » s'enthousiasme Gérard Deltell.

Sa performance fait déjà tourner des têtes dans le reste du Canada. Le Globe and Mail a publié en une un portrait du député de la région de Québec, le décrivant comme une étoile montante susceptible de jouer un rôle important dans la course à la direction qui s'amorce chez les conservateurs.

Avec ses interventions à la période de questions et auprès des médias, l'ancien journaliste s'est rapidement distingué comme l'un des communicateurs les plus efficaces au sein de sa formation, tant en anglais qu'en français.

M. Deltell attribue ce départ remarqué à sa longue expérience à l'Assemblée nationale. Chez les conservateurs, « des gens qui ont sept ans d'opposition, tu les comptes sur les doigts de la main : il y a Stephen Harper, il y a Deepak Ohbrai... », énumère-t-il. Donc, « quand on regarde le portrait en général, à mon corps défendant, j'ai énormément d'expérience dans l'opposition ».

Il faut dire que son arrivée à Ottawa représente un retour aux sources : pendant deux étés, alors qu'il était aux études dans les années 80, il a travaillé comme adjoint politique à Ottawa sous les progressistes-conservateurs de Joe Clark.

Il se présente encore aujourd'hui comme un « vieux bleu », une expression qui décrit les progressistes-conservateurs québécois de l'époque.

L'homme de 51 ans note que le parti a beaucoup évolué depuis les années 80 et que l'une des tâches les plus importantes qui incomberont au prochain chef sera de préserver l'union de la droite laissée en héritage par Stephen Harper.

« La pire chose qui pourrait nous arriver, dit-il, c'est d'avoir un candidat progressiste-conservateur, un candidat de l'Alliance, un candidat du Reform, un candidat des red tories... Non. On est tous des candidats du Parti conservateur. »

La transition entre la défense des positions de la Coalition avenir Québec et celles du Parti conservateur s'est faite tout naturellement pour lui, reconnaît M. Deltell. Quant à son nouveau rôle de parlementaire fédéral, à ses yeux, les règles de la Chambre des communes permettent des débats plus directs entre les députés de l'opposition et ceux du gouvernement, tant durant la période de questions que lors de l'étude de projets de loi.

« Fondamentalement, je suis à ma place actuellement. Je suis heureux dans mes valeurs, je suis heureux dans mon engagement politique », estime  Gérard Deltell.

La seule chose qui lui manque : la proximité avec sa circonscription de Louis-Saint-Laurent, dans la Vieille Capitale. « À Québec, j'avais le grand privilège de dormir dans ma circonscription tous les soirs. [...] Quand je suis à Ottawa, je suis toujours bien pas pour faire cinq heures de route pour aller acheter une pinte de lait ! »

Donc « quand arrive le jeudi, ça fait trois jours et demi que je ne suis pas dans le comté... J'ai hâte d'y retourner ! ».

Et quand arrive le dimanche soir, c'est l'inverse : « J'ai hâte au lendemain, dit-il. Prends juste par exemple dimanche. Je suis presque parti en pleine nuit pour venir ici. »

Avec son enthousiasme et son bagage politique, pas étonnant, donc, que le nom de Gérard Deltell soit désormais évoqué dans certaines conversations au sujet de la course à la direction. Certains le voient comme un potentiel candidat-surprise, d'autres comme le kingmaker dont l'appui pourrait s'avérer précieux pour des aspirants chefs.

Mais en bon politicien, il s'en tient à la même formule (« Je ne suis pas là ») et évite de dire s'il est pressenti par d'autres pour sauter dans l'arène. « Je ne peux pas faire de commentaires sur les conversations privées que j'ai avec tout le monde », lance-t-il en souriant.

« La course à la direction va être fort intéressante ! »

GÉRARD DELTELL EN QUELQUES DATES

1964

Naît à Québec

1981

Devient membre du Parti progressiste-conservateur

1989

Amorce sa carrière de journaliste

2008

Élu député de l'ADQ

2009

Devient chef de l'ADQ

2012

Se joint à la CAQ

2015

Annonce sa candidature pour le Parti conservateur

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