Nuisances sonores: vote déterminant à Saint-Lambert

Le maire Alain Dépatie, de son propre aveu,... (PHOTO CATHERINE LEFEBVRE, COLLABORATION SPÉCIALE)

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Le maire Alain Dépatie, de son propre aveu, mène un de ses plus gros combats politiques avec cette histoire de bruit.

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Les élus de Saint-Lambert doivent décider lundi soir s'ils poursuivent la bataille juridique qu'ils mènent contre la Ville de Montréal afin qu'elle réduise le son des concerts au parc Jean-Drapeau.

Mais il suffit de discuter avec le maire de cette municipalité de la Rive-Sud de Montréal pour constater que la bataille, qui a coûté environ 200 000 $ jusqu'ici, risque de se prolonger. «C'est 4 à 4 au conseil en ce moment», a expliqué Alain Dépatie quand La Presse l'a rencontré, dimanche.

Or, quand les élus se trouvent dans une telle situation d'égalité, c'est le maire qui tranche. Le même maire qui, de son propre aveu, mène un de ses plus gros combats politiques avec cette histoire de bruit. 

«Si on abandonne les procédures, je vais être déçu. J'habite dans le secteur concerné», a-t-il déclaré.

Une nouvelle demande envoyée au maire Coderre

Après que la Cour supérieure a refusé d'envoyer un juge à Saint-Lambert pour constater les ravages causés par le bruit, ç'a été au tour du maire de Montréal, Denis Coderre, de décliner l'invitation du maire Dépatie, jeudi. Vendredi matin, une demande officielle a été envoyée à la métropole.

La Presse n'en a pas attendu autant pour traverser le fleuve Saint-Laurent.

Samedi soir, en plein concert de Faith No More à Heavy MTL, le bruit était à peine perceptible le long de la voie maritime. Dimanche après-midi, le vent apportait davantage de bruit sur la rive sud du fleuve.

«Les vents dominants sont en direction nord-ouest ou sud-est, et ça crée un corridor», a expliqué le maire, qui nous a emmenés dans le parc de la Voie maritime, à 1,1 km du site où avaient lieu les prestations d'Heavy MTL.

De temps à autre, le bruit des basses fréquences, ou même quelques paroles, étaient perceptibles. Mais il n'y avait pas de quoi faire grimper un sonomètre à 68 dB, comme ç'a été le cas l'an dernier, là où SNC-Lavalin a mesuré la pression acoustique à Saint-Lambert pour le compte de la municipalité.

Il n'y avait pas, non plus, de quoi convaincre le maire de Montréal de revoir la règlementation qui n'impose pas de limite de décibels à evenko, le promoteur d'Osheaga, Heavy MTL et ÎleSoniq.

À la recherche d'une entente

«Mes efforts ont peut-être servi à quelque chose!», a dit en rigolant Alain Dépatie, quand on lui a fait remarquer que le niveau de bruit semblait acceptable. La direction des vents, de même que l'heure des concerts, peuvent cependant influer grandement sur la force du son et le niveau d'irritation à Saint-Lambert, a-t-il précisé. «Ça arrive qu'on mange le dessert dehors et qu'on doive crier pour se parler», a-t-il soutenu.

«Si c'était toujours comme aujourd'hui [dimanche], il n'y aurait pas de poursuite», a-t-il affirmé. «J'aurais aimé une entente de bon voisinage. On ne veut pas annuler les spectacles», a-t-il assuré. «C'est comme un voisin qui fait un party. Une fois, ça va. Mais pendant 12 fins de semaine, jusqu'à minuit, c'est beaucoup», a-t-il illustré.

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